Réformes sociales et économiques, investissements, gouvernance: Ce que dit le rapport de l’ONU sur l’Algérie

«En 2025, l’Algérie a poursuivi ses efforts pour consolider une trajectoire de développement plus inclusive, durable et résiliente, dans un contexte international marqué par des incertitudes économiques,climatiques et géopolitiques». C’est ce qu’a indiqué le rapport annuel de l’ONU sur l’Algérie, pour l’exercice 2025, relevant les avancées du pays dans de nombreux domaines.
L’Organisation des Nations unies a détaillé des indicateurs au vert en matière de diversification économique, de cohésion sociale, de gouvernance et de transition énergétique.
«Les réformes engagées et les investissements structurants témoignent de l’engagement du gouvernement algérien à renforcer la diversification économique, valoriser le capital humain et améliorer la gouvernance publique.», a affirmé le rapport, qui rappelle que l’Algérie demeure un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure avec un niveau de développement humain relativement élevé pour un indice de 0,763. Pour les rédacteurs du document, les tendances en matière de croissance économique, inflation (autour de 4%) et chômage (9,7%) «reflètent à la fois les progrès réalisés en matière de stabilité macroéconomique et les défis persistants liés à la diversification économique et à la création d’emplois pour une population jeune». Ils ont, en outre, évoqué les réformes visant à renforcer les capacités productives nationales et à soutenir la diversification de l’économie, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures.
Le document cite à titre illustratif les projets structurants engagés dans l’extension des capacités de raffinage, le développement de l’agriculture saharienne à grande échelle et des investissements dans les infrastructures de transport et d’exploitation des ressources minières.
Au plan social, le rapport a noté que «les politiques publiques ont continué de privilégier la cohésion sociale et la protection des ménages» à travers un niveau élevé de dépenses sociales dans le budget, incluant la revalorisation du salaire minimum, des allocations chômage et des pensions, ainsi que
l’engagement d’une modernisation du système de protection sociale. Pour l’année 2026, et en ce qui concerne la coopération entre les Nations unies et l’Algérie, l’ONU estime que les priorités s’inscrivent dans une logique de consolidation et d’accélération des résultats.
Il est recommandé de concentrer davantage les efforts sur des initiatives à fort impact, de renforcer la mobilisation des ressources et de poursuivre l’appui aux transformations structurelles engagées par le pays. L’ONU a appelé à une vigilance «particulière» face aux risques liés à la contraction des financements et à la persistance d’approches fragmentées. Pour elle, «la dynamique de réforme engagée par l’Algérie, ainsi que les opportunités offertes par la coopération Sud-Sud, l’innovation et les financements verts, peuvent contribuer à accélérer les résultats en 2026».
Concernant le bilan du partenariat entre l’Algérie et l’ONU via le Cadre de coopération pour le développement durable 2023-2027 qui entame sa deuxième phase, le rapport a affirmé que ce partenariat est consolidé autour d’un appui stratégique aux politiques publiques, fondé sur des données fiables, le renforcement des capacités institutionnelles et la recherche de résultats concrets et durables.
Fateh H.