Selon des sources proches du dossier citées par l’agence Bloomberg, l’OPEP+ envisagerait d’augmenter sa production pétrolière de 206 000 barils par jour.
Cette mesure prolongerait l’accord trouvé le 1er mars dernier, lors duquel les pays membres avaient convenu d’une hausse modérée pour le mois d’avril, dans un contexte de craintes d’un excédent mondial de l’offre. Mais la donne a radicalement changé ces dernières semaines. Le conflit impliquant l’Iran a gravement perturbé les flux énergétiques au départ du Moyen-Orient, provoquant l’une des plus graves crises d’approvisionnement pétrolier depuis des années.
Face à cette situation, plusieurs grands producteurs de l’OPEP — notamment l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït et les Émirats arabes unis, ont dû réduire leur production en raison de la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, ce passage stratégique par lequel transite habituellement plus de 20% du pétrole consommé dans le monde. Conséquence directe : les prix du brut ont bondi pour atteindre près de 120 dollars le baril, un sommet inégalé depuis quatre ans.
À ces tensions s’ajoutent les perturbations en Russie, où des attaques de drones ont endommagé certaines installations de production.
Une source citée par Reuters précise toutefois que l’augmentation envisagée par l’OPEP+ n’aurait pas d’effet majeur immédiat sur les volumes disponibles. Elle enverrait plutôt un signal politique clair : le cartel est prêt à accroître rapidement sa production dès que les conditions logistiques le permettront, en particulier lorsque le détroit d’Ormuz pourra retrouver un fonctionnement normal.
S. A.
Les tensions au Moyen-Orient bouleversent tout: OPEP+ : une hausse de production à l’étude

