L’UGCAA appelle au civisme: Aïd el-Fitr : 55 000 commerçants mobilisés

Al’approche de l’Aïd el-Fitr, l’État met les bouchées doubles pour éviter toute pénurie.
Le ministère du Commerce a annoncé ce lundi le déploiement d’un dispositif d’envergure nationale : pas moins de 55 743 commerçants seront de permanence durant les jours de fête, encadrés par 2 865 agents de contrôle répartis sur l’ensemble du territoire.
Boulangeries, épiceries, marchands de fruits et légumes, stations-service, mais aussi laiteries, minoteries et unités d’eau minérale : tous les maillons essentiels de la chaîne d’approvisionnement sont concernés. L’objectif est clair : permettre aux citoyens de se procurer produits de première nécessité et services sans difficulté, même au cœur des célébrations.
Pour faciliter la vie des Algériens, le ministère a mis en avant l’application «Mourafiq.com», qui permet de localiser en un clin d’œil les commerces ouverts à proximité.
Une solution pratique pour éviter les déplacements inutiles et les mauvaises surprises.
Dans le même élan, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a lancé un appel solennel à tous les acteurs du secteur. Commerçants, artisans, transporteurs et chauffeurs de taxi sont invités à respecter scrupuleusement le système de permanence et à reprendre leur activité immédiatement après la fin du congé, afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement.
L’Union va plus loin en encourageant les commerçants non concernés par l’obligation de permanence à se porter volontaires pour ouvrir leurs locaux. Une démarche citoyenne qui faciliterait encore davantage l’accès des populations aux besoins essentiaux.
L’UGCAA en profite pour saluer «l’esprit de citoyenneté sincère, le sens civique et la conscience professionnelle» dont ont fait preuve les commerçants durant le mois sacré de Ramadhan, tant dans l’approvisionnement des marchés que dans les initiatives caritatives.
Une manière de reconnaître l’engagement de ceux qui ont tenu la boutique, au sens propre comme au figuré, pendant tout le mois de jeûne.
Mais attention, ce dispositif n’a rien d’une option.
Les autorités préviennent : tout commerçant contrevenant s’expose à de lourdes sanctions. L’amende peut atteindre 200 000 dinars, assortie d’une fermeture administrative de trente jours. De quoi dissuader les plus récalcitrants. Dans l’Ouest du pays, la direction régionale de Saïda a déjà mobilisé plus de 5 000 commerçants à travers six wilayas, avec 390 contrôleurs dédiés. Un exemple parmi d’autres de la mobilisation générale qui touche toutes les régions.
Au final, ce dispositif vise à concilier deux impératifs : permettre aux Algériens de célébrer l’Aïd sereinement, tout en rappelant aux acteurs économiques que la continuité du service public commercial est une obligation légale, pas une faveur.
L’UGCAA réaffirme pour sa part son engagement à poursuivre la coordination avec les autorités publiques et l’ensemble des partenaires pour renforcer la stabilité du marché national, au service du citoyen et de l’économie nationale. Une organisation rodée qui se veut rassurante pour les citoyens, et dissuasive pour les éventuels contrevenants.
Anais G.