Crise au Liban: Guterres en «visite de solidarité» à Beyrouth

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est arrivé vendredi 13 mars 2026 à Beyrouth pour une « visite de solidarité » avec le peuple libanais.
Cette visite intervient dans un contexte de forte escalade militaire, alors que les frappes israéliennes se multiplient à travers le pays et que le bilan officiel dépasse désormais les 680 morts depuis le début de l’agression, le 2 mars.

Un peuple «entraîné dans la guerre»
« Je viens d’atterrir à Beyrouth pour une visite de solidarité avec le peuple libanais », a déclaré M. Guterres sur les réseaux sociaux, confirmant son arrivée dans la capitale . Dans un message publié sur la plateforme X, il a tenu à souligner que les Libanais n’étaient pas responsables de cette nouvelle flambée de violence. « Ils n’ont pas choisi cette guerre. Ils y ont été entraînés », a-t-il écrit .
Le chef de l’ONU a réaffirmé l’engagement de son organisation à œuvrer sans relâche pour un avenir pacifique, « que le Liban et cette région méritent amplement » .
Cette visite, qualifiée de « solidarité », intervient alors que le pays est plongé dans le chaos à la suite de l’assassinat du guide suprême iranien et de l’embrasement régional qui a suivi.

Poursuite des frappes meurtrières
Alors que M. Guterres foulait le sol libanais, l’armée israélienne poursuivait ses raids. Selon l’Agence nationale de l’information (ANI), des frappes ont été menées à l’aube vendredi dans plusieurs zones
du pays . Des sources locales rapportent que les environs de Tyr et la Békaa ont été particulièrement touchés ces dernières heures, faisant de nouvelles victimes parmi les civils et les personnels paramédicaux. Depuis le déclenchement des hostilités le 2 mars, suite à une attaque du Hezbollah en représailles aux frappes israélo-américaines contre l’Iran, les opérations militaires n’ont pas cessé . La résistance islamique a revendiqué plus d’une centaine d’opérations en une semaine, visant des positions militaires israéliennes à la frontière et en profondeur.

Un bilan humain et humanitaire catastrophique
Le ministère libanais de la Santé publique a actualisé le bilan de cette agression. Il s’élève désormais à 687 martyrs et 1.774 blessés depuis le 2 mars . Parmi les victimes, on dénombre un nombre important de femmes et d’enfants, selon les autorités .
La crise humanitaire s’aggrave d’heure en heure. Les frappes massives sur la banlieue sud de Beyrouth et d’autres régions ont provoqué un exode massif. On estime que plus de 800.000 personnes ont été déplacées, fuyant les zones de combat vers des abris de fortune ou chez des proches, dans un pays déjà exsangue économiquement .
Alors que le Conseil de sécurité s’est réuni en urgence cette semaine, les appels à la désescalade se multiplient, mais les belligérants restent campés sur leurs positions. La visite de M. Guterres, bien que hautement symbolique, semble pour l’instant n’être qu’un mince espoir pour une population libanaise prise en étau dans ce conflit régional dévastateur.
Malik.M.