Au lendemain des rencontres séparées entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump à Davos, puis entre Vladimir Poutine, Steve Witkoff et Jared Kushner à Moscou, un nouveau chapitre s’ouvre dans la guerre en Ukraine.
Pour la première fois, des négociateurs russes, ukrainiens et américains se retrouvent à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, afin de discuter d’un plan de règlement porté par Washington.
Ces pourparlers surviennent dans un contexte particulièrement difficile pour Kiev, confrontée à l’intensification des frappes russes contre son réseau énergétique et à une pression accrue sur le front.
Avant même l’ouverture des discussions, Moscou a réaffirmé ses exigences.
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a insisté sur le retrait des forces ukrainiennes du Donbass, qualifiant cette condition de «très importante». Selon lui, aucun accord de long terme ne saurait être conclu sans un règlement territorial clair.
Le président Volodymyr Zelensky a confirmé que la question territoriale demeure le principal point de blocage et qu’elle figure au cœur des négociations qui se sont tenues samedi dernier.
Steffen Meyer, porte-parole du gouvernement allemand, a exprimé son scepticisme quant à la volonté réelle de Moscou de renoncer à ses revendications maximalistes.
Il a averti que tout accord devait garantir une paix durable, et non offrir à la Russie un simple répit avant de nouvelles offensives.
Les garanties de sécurité pour l’Ukraine apparaissent dès lors comme un enjeu central pour les partenaires occidentaux.
À Rome, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a surpris en évoquant la possibilité d’un prix Nobel de la paix pour Donald Trump, si ce dernier parvenait à instaurer une paix «juste et durable» en Ukraine.
Aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz, elle a souligné que l’histoire pourrait reconnaître un rôle décisif à l’actuel président américain.
Ce sommet italo-allemand a également permis la signature de plusieurs accords stratégiques, notamment dans les domaines de la sécurité et de la défense, illustrant la volonté des deux puissances européennes de consolider leur partenariat face aux défis géopolitiques.
De son côté, Donald Trump a présenté son nouveau «Conseil de paix», initialement conçu pour superviser la trêve à Ghaza et la reconstruction du territoire, mais désormais élargi à la résolution des conflits mondiaux.
Le président américain, qui regrette de ne pas avoir obtenu le prix Nobel de la paix l’an dernier malgré une campagne active, entend placer ce nouvel organe au centre de son action diplomatique.
M. M.
Sous médiation américaine: Abou Dhabi, théâtre des premières négociations directes Russie-Ukraine

