Le président américain Donald Trump a annoncé, ce samedi, que les forces des États-Unis avaient procédé à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro ainsi que de son épouse, avant de les transférer par voie aérienne hors du territoire.
Cette déclaration spectaculaire intervient quelques heures après de puissantes explosions qui ont secoué Caracas, consécutives à une vaste opération militaire américaine.
Dans un message publié sur sa plateforme «Truth Social», Donald Trump s’est félicité de ce qu’il a qualifié de «succès militaire majeur» : «Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe de grande ampleur contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolás Maduro, qui a été capturé avec son épouse et évacué par avion vers l’extérieur du pays.»
Le président américain a par ailleurs annoncé la tenue d’une conférence de presse à 11h00 (16h00 GMT) depuis son complexe de Mar-a-Lago, en Floride, afin de détailler les circonstances et les objectifs de cette opération. La réaction officielle de Caracas n’a pas tardé.
Dans un communiqué publié tôt dans la matinée, le gouvernement vénézuélien a dénoncé «un acte d’agression militaire extrêmement grave» perpétré par Washington.
Selon les autorités locales, plusieurs explosions ont été enregistrées non seulement dans la capitale, mais également dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira.
Face à cette situation jugée critique, Nicolás Maduro aurait décrété l’état d’urgence nationale et appelé les forces sociales et politiques du pays à «activer les plans de mobilisation» pour défendre la souveraineté du Venezuela. Cette escalade dramatique marque un tournant dans les relations déjà tendues entre Caracas et Washington.
Alors que les États-Unis justifient leur intervention par la nécessité de mettre fin au régime de Maduro, accusé de violations massives des droits humains et de corruption, le gouvernement vénézuélien dénonce une violation flagrante du droit international et une atteinte directe à son indépendance nationale.
La communauté internationale suit avec inquiétude l’évolution de cette crise, qui pourrait avoir des répercussions régionales majeures.
Les alliés de Caracas, notamment certains pays d’Amérique latine, pourraient réagir vivement à ce qu’ils considèrent comme une ingérence militaire. De son côté, Washington affirme vouloir ouvrir une « nouvelle ère » pour le Venezuela, mais l’avenir du pays reste incertain, pris entre la contestation interne, la mobilisation populaire et les pressions extérieures.
Malik M.
Crise majeure au Venezuela: Washington annonce la capture de Nicolás Maduro

