Conséquence de la dénonciation de l’accord de paix d’Alger et du renvoi des forces onusiennes de maintien de paix, le Mali sombre et risque de tomber entre les mains des terroristes.
En effet, l’étau se resserre sur les autorités issues du coup d’état de 2021, incapables de faire face aux assauts des groupes terroristes qui ont imposé un blocus sur les importations de carburant, encerclant la capitale Bamako où la situation est explosive.
Les groupes terroristes affiliés à El Qaida ont paralysé la capitale en la privant de carburant, rendant plus tendue la situation sécuritaire dans le pays.
Depuis plusieurs semaines, le groupe terroriste Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, impose un blocus sur le carburant au sud du Mali, incluant la capitale Bamako, ce qui paralyse l’économie locale et crée une crise durable.
Des attaques contre des camions-citernes et des enlèvements se multiplient autour de Bamako, aggravant le climat d’insécurité et d’incertitude. La semaine dernière, le JNIM a obtenu «au moins 50 millions de dollars» pour la libération de deux otages émiratis et de leur employé iranien, selon l’AFP qui a cité des sources proches des négociations.
Le JNIM n’est pas le seul groupe terroriste qui sème la terreur au sud du Mali. Il y a aussi le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) qui multiplie les attaques dans le sud-ouest du Mali, notamment dans les régions de Kayes, Nioro-du-Sahel et Ségou.
Ce groupe cherche à étendre son influence en attaquant des infrastructures économiques, en menant des enlèvements et en imposant des embargos.
Hier, une tiktokeuse a été sauvagement assassinée. La junte qui traverse un sale temps risque de tomber à tout moment, au moment où plusieurs pays étrangers ont appelé leurs ressortissants à quitter le pays.
Face à cette situation, le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf a appelé à une action internationale urgente face à l’escalade de la crise au Mali, où des groupes terroristes ont imposé un blocus, interrompu l’accès aux biens essentiels et aggravé de manière dramatique la crise humanitaire pour les populations civiles.
Il condamne fermement les attaques ciblant des civils innocents, qui ont entraîné des pertes humaines inacceptables et amplifié l’instabilité dans les zones affectées, il a réitéré l’engagement constant de l’Union africaine en faveur de la paix, de la sécurité et du développement dans le Sahel.
Le Président de la Commission condamne également les enlèvements récemment survenus, notamment celui de trois ressortissants égyptiens, et appelle à leur libération immédiate et inconditionnelle.
Cela avant de plaider pour une réponse internationale forte, coordonnée et cohérente pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent au Sahel .
Fateh H.
La junte fait les frais de la dénonciation de l’accord d’Alger: Les groupes terroristes aux portes de Bamako

