Près de 100 journalistes et travailleurs des médias tués depuis janvier 2025

L’Union Internationale des Journalistes (UIJ) a révélé que 99 journalistes et travailleurs des médias ont été tués depuis le début de l’année 2025, principalement dans les zones de conflit, avec Ghaza en tête, où 50 d’entre eux ont perdu la vie.
À l’occasion de la Journée internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes commis contre les journalistes, célébrée le 2 novembre, l’Union, en collaboration avec ses syndicats et fédérations membres, a réitéré son appel à l’adoption d’un instrument international juridiquement contraignant pour protéger les journalistes et garantir la responsabilité des auteurs de violences.
L’organisation s’est dite profondément préoccupée par la hausse continue des actes d’intimidation, de violence et de harcèlement visant les professionnels des médias depuis l’instauration de cette journée commémorative il y a douze ans. Elle a dénoncé les attaques contre les sièges de médias, les campagnes de haine en ligne, notamment contre les femmes journalistes, ainsi que les disparitions et assassinats de reporters enquêtant sur la corruption ou la criminalité organisée.
Selon un rapport de l’UNESCO cité par l’Union, seul un cas sur dix de meurtre de journaliste fait l’objet d’une enquête, illustrant la persistance de l’impunité et la fragilisation croissante de la liberté de la presse dans le monde. Dans le cadre de sa campagne annuelle, l’UIJ a mis en avant plusieurs affaires emblématiques non élucidées, dont celle de Shireen Abu Akleh, journaliste palestinienne tuée par balle le 11 mai 2022 à Jénine par un soldat sioniste alors qu’elle portait un gilet «Presse». Aucun responsable n’a encore été traduit en justice .
N. C.