Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu le 10 octobre, la bande de Ghaza continue de subir des frappes meurtrières. Dimanche dernier, au moins 33 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, ont perdu la vie dans de nouvelles attaques. Les hôpitaux Al-Awda, Al-Aqsa, Nasser et Al-Shifa, déjà saturés par des années de conflit, peinent à accueillir les dizaines de blessés supplémentaires.
Dans le même temps, l’acheminement de l’aide humanitaire a été suspendu par Tel-Aviv, invoquant une prétendue violation de l’accord par les forces de résistance. Les points de passage restent fermés, les convois bloqués, et la population, déjà affamée, replonge dans le désespoir. Derrière cette trêve diplomatique se dessine une stratégie plus sombre : celle d’une reprise des hostilités.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, refuse toujours d’ouvrir le passage de Rafah et ordonne à son armée de frapper avec intensité des cibles qualifiées de «terroristes». Cette escalade intervient alors qu’il vient d’annoncer sa candidature aux élections de 2026, misant sur la guerre comme levier politique.
Le plan de trêve soutenu par Washington, Doha et Le Caire semble vidé de toute contrainte réelle pour Israël, qui envisage l’instauration d’une «zone tampon» permanente autour de Ghaza, transformant le territoire en prison à ciel ouvert. Comme souvent, les États-Unis soutiennent leur allié, allant jusqu’à accuser le Hamas de menacer les civils palestiniens, inversant les rôles entre oppresseurs et victimes. Pendant que les puissances internationales détournent le regard, les Palestiniens continuent d’enterrer leurs morts. Le bilan des victimes ne cesse de grimper : plus de 68 000 morts et 170 000 blessés, dont une majorité écrasante de femmes et d’enfants.
Face à cette tragédie, la résistance palestinienne reste déterminée à défendre le droit fondamental à l’autodétermination. Mais à Ghaza, la guerre se poursuit, et le silence du monde devient complice .
Sabrina G.
Ghaza toujours sous les bombes: Derrière le cessez-le-feu, l’horreur persiste

