Dans un rapport publié mardi 16 septembre, la Commission d’enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé affirme que l’entité sioniste commet un génocide dans la bande de Ghaza. Ce document de 72 pages, fruit de deux années d’investigation, constitue la prise de position la plus explicite et la plus grave émise à ce jour par un organe des Nations unies sur l’offensive sioniste.
La présidente de la Commission, Navi Pillay, ancienne Haute-Commissaire aux droits de l’homme et juge à la Cour pénale internationale, déclare que les plus hauts responsables israéliens, notamment le Premier ministre Benjamin Netanyahu, portent la responsabilité directe d’une campagne génocidaire menée avec l’intention délibérée de détruire les Palestiniens de Ghaza en tant que groupe.
Elle affirme que les actes commis remplissent les critères juridiques du génocide tels que définis par la Convention de 1948, notamment les meurtres de masse, les atteintes graves à l’intégrité physique et mentale, les conditions de vie létales imposées à la population, et les entraves aux naissances. Le rapport cite des exemples précis pour étayer ses conclusions : l’ampleur des tueries, les obstructions systématiques à l’aide humanitaire, les déplacements forcés de civils, et la destruction ciblée d’infrastructures vitales, dont une clinique de fertilité. Ces éléments s’inscrivent dans une dynamique de destruction méthodique de la société ghazaouie.
Cette analyse rejoint les conclusions d’une association internationale de chercheurs, qui a récemment affirmé que les critères du génocide étaient pleinement réunis dans le contexte de l’offensive israélienne. Elle fait également écho à la plainte déposée par l’Afrique du Sud devant la Cour pénale internationale en décembre 2023, accusant Israël d’actes génocidaires. Selon les autorités palestiniennes, plus de 64 000 personnes ont été tuées depuis le début de l’agression. Les bombardements ont provoqué l’exode massif de la population et plongé Ghaza dans une crise humanitaire extrême.
En août dernier, un organisme onusien estimait que plus de 500 000 Ghazaouis étaient directement menacés par la famine, tandis que le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU alertait sur l’urgence d’une réponse internationale pour éviter une catastrophe alimentaire imminente. «Un génocide se produit à Ghaza», a déclaré Navi Pillay. «La responsabilité de ces crimes atroces repose sur les plus hauts échelons des autorités israéliennes, qui ont orchestré une campagne génocidaire depuis près de deux ans désormais, avec l’intention précise de détruire les Palestiniens de Ghaza.»
Sabrina G.
Ghaza: Dans un rapport accablant l’ONU accuse l’entité sionsite de génocide

