Le débat public trimestriel du Conseil de sécurité des Nations Unies sur « La situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne » s’est tenu mercredi à New York, dans un climat de profonde inquiétude face à l’aggravation de la crise humanitaire dans la bande de Gaza et à l’impasse politique persistante.
Mohamed Khaled Khiari, sous-secrétaire général pour le Moyen-Orient, a exprimé sa vive préoccupation devant la détérioration dramatique des conditions de vie à Gaza, où les habitants sont privés de nourriture, de médicaments et d’abris depuis plus de quatre mois. Le blocus imposé par l’occupation sioniste, combiné aux bombardements incessants, a poussé plus de 2,1 millions de Palestiniens à se réfugier dans seulement 12 % du territoire, selon les données de l’OCHA. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé l’épuisement total de ses stocks, tandis que les cas de malnutrition infantile ont doublé depuis mars.Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que « l’aide humanitaire n’est pas négociable » et a exhorté Israël à lever immédiatement les blocages.
Il a également mis en garde contre l’effondrement de la perspective d’un État palestinien viable, soulignant que « le temps presse » et que les États membres doivent désormais « traduire les paroles en actes ».La majorité des intervenants ont réaffirmé leur attachement à la solution à deux États, considérée comme la seule voie crédible vers une paix durable. Plusieurs délégations ont salué la tenue prochaine de la conférence internationale sur sa mise en œuvre, coorganisée par la France et l’Arabie saoudite, et ont appelé à la reconnaissance officielle de l’État de Palestine. Plusieurs États ont dénoncé une annexion de fait et ont appelé à des mesures concrètes pour protéger les civils et préserver les Lieux saints .
Imène.G

