Gaza affamée : Le blocus israélien plonge des millions de civils dans la famine

La bande de Gaza vit aujourd’hui l’une des pires crises humanitaires de l’histoire contemporaine. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), un tiers de la population n’a pas mangé depuis plusieurs jours, tandis qu’un quart des habitants est confronté à des conditions proches de la famine. Plus de 100 000 femmes et enfants souffrent de malnutrition aiguë, un chiffre qui ne cesse de grimper.
Depuis le 2 mars 2025, l’entité sioniste a imposé un blocus total, fermant tous les points de passage et empêchant l’acheminement de nourriture, de médicaments et d’aide humanitaire. Ce blocus, qualifié de « tactique de famine » par plusieurs ONG et agences onusiennes, a provoqué la mort de plus de 86 Palestiniens, dont 76 enfants, uniquement en raison de la faim2.Les témoignages sur le terrain sont déchirants. Des enfants pleurent de faim, des mères affaiblies renoncent à manger pour nourrir leurs enfants, et des familles entières survivent avec un seul repas par jour, souvent composé de pain sec et d’eau chaude.
Les prix des denrées alimentaires ont explosé, rendant les rares produits disponibles inaccessibles à la majorité de la population. Le prix de la farine, par exemple, est 3 000 fois plus élevé qu’avant la guerre, selon le PAM. Les infrastructures agricoles ont été détruites, les terres rasées ou transformées en camps de déplacés, et les aquifères contaminés. Le système alimentaire de Gaza s’est complètement effondré, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
Les boulangeries ferment faute de carburant et de farine, les hôpitaux sont saturés, et les unités de soins intensifs néonatals accueillent jusqu’à cinq bébés par couveuse3.Face à cette tragédie, les appels à l’ouverture de couloirs humanitaires restent lettre morte. Les camions d’aide humanitaire, bloqués aux frontières, ne peuvent entrer sans autorisation israélienne. Même les distributions organisées par des ONG sont devenues des pièges mortels, où des civils affamés sont pris pour cible.Le blocus israélien, dénoncé comme un crime de guerre et un acte génocidaire, est aujourd’hui au cœur de plusieurs procédures judiciaires internationales. La Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre des responsables israéliens, tandis que la Cour internationale de justice (CIJ) examine une plainte pour génocide déposée par l’Afrique du Sud.Gaza ne meurt pas seulement sous les bombes, elle meurt de faim. Et dans ce silence complice de la communauté internationale, c’est une génération entière qui est sacrifiée. Le droit à la vie, à la nourriture, à la dignité est piétiné chaque jour. Il est urgent que les consciences s’éveillent, que les voix s’élèvent, et que la solidarité mondiale dépasse les discours pour
devenir action .

Imène.G