Alors que l’agression israélienne contre la bande de Gaza entre dans son 124ᵉ jour depuis sa reprise en mars, la résistance palestinienne, avec le Hamas en tête, appelle à une mobilisation mondiale immédiate. Dans un communiqué poignant, elle exhorte les peuples libres, les forces arabes, islamiques et internationales à s’unir pour dénoncer les crimes de guerre et de famine perpétrés contre plus de deux millions de civils, dont une majorité d’enfants, de femmes et de malades.
La situation humanitaire atteint un niveau de catastrophe absolue. Le ministère de la Santé de Gaza a recensé 98 morts et 511 blessés en seulement 48 heures, alors que de nombreuses victimes restent ensevelies sous les décombres, inaccessibles aux secours.
Depuis le 7 octobre 2023, le bilan s’élève à 58 765 martyrs et 140 485 blessés, un chiffre qui ne cesse de grimper sous les bombardements incessants.Les dernières heures ont été marquées par de nouveaux massacres : dix civils tués et 70 blessés lors d’une attaque contre des demandeurs d’aide à l’ouest de Khan Younis, dix autres blessés dans un bombardement visant une tente familiale, et 23 morts à Khan Younis et Rafah, dont neuf près de centres de distribution humanitaire.
À Nuseirat, une frappe ciblée a tué le chef de la police locale, le colonel Omar Saeed Aqel, ainsi que onze membres de sa famille, dans ce que la police de Gaza qualifie de massacre ciblé.
Face à cette spirale de violence, la résistance palestinienne exige l’ouverture de couloirs humanitaires sûrs et permanents, placés sous supervision internationale directe, pour acheminer nourriture, médicaments et carburant sans entrave. Elle dénonce la manipulation politique de l’aide humanitaire et appelle à sa dépolitisation totale.Les Brigades al-Qassam poursuivent leur riposte armée, diffusant des vidéos d’opérations contre les forces israéliennes, dont une embuscade à Jabalia ayant coûté la vie à trois soldats israéliens. Mais sur le terrain, c’est la famine qui devient l’arme la plus silencieuse et la plus meurtrière. Le ministère de la Santé alerte sur une situation de famine réelle, avec des décès déjà enregistrés dus à la malnutrition. Les centres d’aide américains sont qualifiés de pièges mortels, pris pour cible par les bombardements. Le complexe médical Nasser, débordé, a reçu 32 corps et des dizaines de blessés en quelques heures, après une attaque contre un centre d’aide dans le sud de Gaza.
Gaza ne demande pas la charité, mais la justice. Et dans ce cri lancé au monde, c’est la dignité d’un peuple entier qui réclame protection, reconnaissance et solidarité.
Malik.M.
Halte au génocide, ouvrez les couloirs de vie : Gaza appelle le monde

