Le quatrième cycle de négociations nucléaires indirectes entre l’Iran et les États-Unis s’est ouvert ce dimanche à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman, dans un climat diplomatique chargé d’enjeux. Ces pourparlers, organisés sous médiation omanaise, marquent une nouvelle tentative de désamorcer les tensions persistantes autour du programme nucléaire iranien et de raviver les canaux de communication entre Téhéran et Washington, rompues depuis la rupture de l’accord de 2015.La délégation iranienne est conduite par le vice-ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, tandis que l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, représente la partie américaine. La médiation est assurée par le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, qui joue un rôle crucial dans le maintien d’un dialogue indirect entre les deux puissances.Avant son départ pour Mascate, Abbas Araghchi a exprimé l’espoir que ce cycle de négociations atteindrait un « point décisif ». « Nous avons mené des consultations supplémentaires à Téhéran ce matin et nous espérons franchir une étape critique dans ce cycle de discussions », a-t-il déclaré à la presse. Il a souligné l’importance de cette phase dans la perspective d’un éventuel déblocage des discussions, qui se sont heurtées jusqu’ici à des divergences majeures, notamment sur les niveaux d’enrichissement d’uranium, les inspections de l’AIEA et la levée des sanctions économiques américaines.Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a confirmé le déplacement d’une équipe technique sur place, chargée d’appuyer les négociateurs iraniens par des analyses et recommandations.
Il a précisé que les négociations devraient débuter autour de midi.Ce cycle de discussions s’inscrit dans un contexte régional tendu, où les conflits en cours au Moyen-Orient et les rivalités géopolitiques accentuent la complexité des relations irano-américaines.
Oman, fort de sa position neutre et de sa diplomatie discrète, continue d’offrir une plateforme d’échanges que les deux parties jugent encore crédible et constructive.Les observateurs internationaux restent prudents quant aux perspectives de progrès réels, mais reconnaissent que la reprise du dialogue, même indirect, est déjà en soi un signe de détente relative. La communauté internationale, notamment les pays européens signataires de l’accord de 2015 (JCPOA), suit de près l’évolution de ces discussions, espérant une issue favorable qui permettrait d’éviter une nouvelle escalade nucléaire dans la région.
Malik.M.
Négociations nucléaires à Mascate :Un 4e cycle entre l’Iran et les États-Unis sous haute tension

