Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Mohammed Saghir Saadawi, a fermement averti certains syndicats non représentatifs au sein du secteur de l’éducation contre tout appel à la grève, ce qui constituerait une infraction passible de sanctions légales. Cette mise en garde fait suite à l’annonce par le CNAPESTE, le SNAPST et le CLA d’un préavis d’arrêt de travail de deux jours par semaine pour faire valoir leurs revendications socioprofessionnelles. Selon le ministre, ces syndicats ont été officiellement informés qu’ils n’ont pas le droit de lancer des mouvements de grève, car ils ne peuvent justifier d’une représentativité d’au moins 25% au sein de leurs corporations respectives, comme l’exige la législation en vigueur. En effet, la loi 23-02 accorde le droit de grève uniquement aux organisations syndicales représentatives, validées par le ministère du Travail après avoir obtenu l’adhésion d’au moins un quart des effectifs de la catégorie concernée. Le ministre de l’Éducation a souligné la nécessité d’appliquer strictement cette loi afin de préserver l’ordre public et le bon déroulement de l’année scolaire. Tout recours à la grève par des syndicats non représentatifs sera considéré comme une infraction passible de poursuites judiciaires et de sanctions conformément à la réglementation en vigueur. Cette ferme mise en garde témoigne de la volonté du ministère de l’Éducation de maintenir un dialogue constructif avec les partenaires sociaux représentatifs, tout en refusant catégoriquement toute perturbation illégale du fonctionnement des établissements scolaires par des mouvements de grève non autorisés.
M.M.
Cnapeste, Snapest et CLA avertis: Pas de droit à la grève

