Palestine : Sommet arabe d’urgence le 27 février

Un sommet arabe d’urgence aura lieu le 27 février au Caire, a annoncé hier dimanche, le ministère égyptien des Affaires étrangères.
La diplomatie égyptienne ajoute, dans un communiqué, que ce sommet arabe d’urgence est organisé en coordination avec le Royaume du Bahreïn -actuel président du sommet arabe- et le Secrétariat général de la Ligue arabe. La même source explique que la décision est intervenue après des consultations au plus haut niveau avec les pays arabes frères au cours des derniers jours, y compris l’État de Palestine, qui a demandé la tenue du sommet, pour faire face aux développements nouveaux et dangereux de la question palestinienne.
Le secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes, l’ambassadeur Hossam Zaki, a révélé, samedi dans un communiqué de presse, que la question du rejet du déplacement des Palestiniens de leurs terres est claire et établie dans la doctrine et les décisions de la Ligue arabe car le déplacement signifie la liquidation de la cause palestinienne.
Mobilisation d’une position arabe et internationale
Zaki a également souligné que l’Organisation mobilise une position arabe et internationale pour la création de l’État palestinien. Il a ajouté que la position arabe est cohérente et que tout le monde soutient les Palestiniens dans la question du rejet du déplacement. Le diplomate arabe a noté que les démarches de l’organisation régionale visent à faire face aux allégations de l’entité sioniste et à confirmer le principe de la solution à deux États comme base pour le règlement de la question palestinienne.
Vague de condamnations
Le président des États-Unis, Donald Trump, a récemment fait une proposition choc de prendre le contrôle de Ghaza et d’expulser les Palestiniens dans des pays voisins.
Cette déclaration a suscité une vague de condamnations dans le monde arabe et au niveau international, en plus des critiques dans les milieux des droits de l’homme et politiques. Les observateurs considèrent que de tels appels constituent un précédent dangereux qui pourrait alimenter les conflits régionaux et compliquer davantage la situation humanitaire dans l’enclave qui a subi une agression sioniste génocidaire pendant plus de 15 mois.
Guterres met en garde contre un nettoyage ethnique
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, appelé, mercredi, au respect du droit international tout en mettant en garde contre un «nettoyage ethnique» dans le territoire palestinien.
«Il est vital de rester fidèle au fondement du droit international et «d’éviter toute forme de nettoyage ethnique» à Ghaza, a-t-dit. Par essence, «l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien concerne le droit des Palestiniens à vivre simplement en tant qu’êtres humains sur leur propre terre», a poursuivi le chef de l’ONU.
Ghaza peut être reconstruite sans déplacer les Palestiniens
Le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit au logement, Balakrishnan Rajagopal, a, pour sa part, affirmé que les destructions à Ghaza peuvent être supprimées et qu’elle peut être reconstruite sans déplacer les Palestiniens de leurs terres.
Ce responsable onusien a ajouté, dans un communiqué de presse samedi, que 70% des bâtiments de la bande ont été détruits à la suite de l’agression sioniste et qu’environ 70% de la bande peut être reconstruite dans un délai compris entre 5 et 10 ans. Il a indiqué que le coût de la reconstruction de Ghaza après l’agression sioniste est estimé à 60 milliards de dollars.
Refus arabe catégorique de la proposition américaine
L’Égypte et la Jordanie, pays arabes voisins de la Palestine, refusent la proposition américaine d’accueillir les Palestiniens de Ghaza que ce soit de façon «temporaire ou à long terme». Le ministère égyptien des Affaires étrangères a réaffirmé, dans un communiqué, «le soutien constant de l’Égypte à la résilience du peuple palestinien sur sa terre». Le Caire rejette «toute atteinte à ces droits inaliénables, qu’il s’agisse de colonisation, d’annexion de terres, de dépeuplement de ces terres par déplacement, d’encouragement au transfert ou de déracinement des Palestiniens de leur territoire, que ce soit de manière temporaire ou permanente», selon le texte de la diplomatie égyptienne .
R.I.

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