L’État de l’Émir Abdelkader: Un modèle de valeurs humaines et civilisationnelles

Lors d’une conférence nationale organisée samedi à Mascara, des chercheurs et universitaires ont mis en lumière les valeurs humaines et civilisationnelles incarnées par l’État fondé par l’Émir Abdelkader (1832-1848). Le professeur Hamdadou Benoumer de l’Université d’Oran 1 a souligné que cet État moderne a donné au monde une leçon des droits de l’homme, notamment par son traitement humain des prisonniers français, bien avant les conventions internationales sur le sujet.
Ce respect des prisonniers a même été reconnu par de grandes puissances telles que les États-Unis et la Russie impériale.Le professeur Bakari Abdelkader de l’Université de Tiaret a précisé que l’Émir Abdelkader avait mis en place une loi spécifique obligeant son armée à respecter et protéger les prisonniers, devançant ainsi les principes de la troisième Convention de Genève (1949).
De son côté, le professeur Sebouîi Ilyes de l’Université de Sétif a mis en avant l’importance accordée par l’Émir à la science et à la culture, encourageant l’écriture et la publication de livres, ainsi que la création d’une vaste bibliothèque encadrée par des étudiants, des mosquées et des zaouïas.Quant au professeur Bendjebour Mohamed de l’Université d’Oran 1, il a évoqué les efforts de l’Émir pour unifier les tribus algériennes afin de renforcer l’unité nationale et faire face à l’armée coloniale française durant 17 ans.Organisée par la Bibliothèque principale de lecture publique « Dr Yahia-Bouaziz » de Mascara, en partenariat avec le Laboratoire de recherche Sources et Biographies de l’Université d’Oran 1, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des commémorations du 192e anniversaire de la deuxième allégeance à l’Émir Abdelkader. Les participants ont abordé plusieurs thématiques, telles que « Le concept et les éléments constitutifs de l’État dans la pensée de l’Émir Abdelkader », « Sa stratégie militaire », et « Les relations extérieures de l’État algérien sous son règne ». La conférence a réuni enseignants, chercheurs, étudiants et représentants d’associations culturelles venus de plusieurs universités du pays .
Lotfi.C.

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