Des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël ont touché, dimanche, un quai du port iranien de Bandar Khamir, situé à proximité du détroit d’Ormuz. Selon l’agence de presse officielle Irna, cette attaque a fait cinq morts et quatre blessés. «L’ennemi américano-sioniste a mené une action criminelle contre le quai de Bandar Khamir », a déclaré Irna, citant des sources officielles. Dans la foulée, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que Washington préparait secrètement une offensive terrestre, tout en affichant publiquement une posture diplomatique pour tenter de mettre fin à la guerre. « L’ennemi envoie en apparence des messages de négociation et de dialogue, mais planifie dans l’ombre une attaque terrestre », a-t-il déclaré dans un communiqué relayé par Irna. Parallèlement, les Nations unies ont exhorté, samedi, les rebelles houthis du Yémen à ne pas s’engager davantage dans le conflit régional, notamment par des tirs de roquettes ou de drones. Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, s’est dit préoccupé par les frappes de missiles houthis contre Israël plus tôt dans la journée, soulignant qu’elles risquaient d’élargir encore l’affrontement militaire. Il a rappelé que toutes les parties doivent respecter le droit international, y compris le droit humanitaire, et que la résolution 2768 (2025) du Conseil de sécurité, relative aux attaques houthis contre des navires marchands, doit être pleinement appliquée. Samedi, les forces armées houthies du Yémen ont revendiqué le lancement d’une salve de missiles balistiques contre des « sites militaires israéliens sensibles » dans le sud d’Israël. Il s’agit de la première attaque de ce type depuis que les États-Unis et Israël ont mené, il y a un mois, de vastes frappes contre l’Iran. Les Houthis se sont déclarés prêts à poursuivre leurs actions militaires, estimant exercer un « droit légitime » de riposte face à « l’agression brutale américano-israélienne » contre l’Iran et l’ensemble de la région. Dans un communiqué, leur instance chargée des affaires étrangères a précisé que cette intervention s’inscrivait dans une stratégie régionale plus large liée à l’Iran, à la Palestine, à l’Irak et au Liban.
Malik.M.
5 morts et risque d’escalade régionale: Frappes américano-sionistes sur un port iranien

