4e conférence africaine des startups: Alger, capitale continentale de l’innovation

Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé samedi au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal à Alger l’ouverture solennelle de la quatrième édition de la Conférence africaine des start-up, placée
sous le haut patronage du président Abdelmadjid Tebboune.
Cet événement continental majeur, organisé par le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises en partenariat avec l’accélérateur public «Algeria Venture», rassemble plus de 25 000 participants, 35 délégations ministérielles, 200 exposants et 300 experts internationaux autour du thème fédérateur «Pour l’émergence de champions africains».
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence d’une assemblée distinguée comprenant
des membres du gouvernement, l’ambassadrice Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, ainsi que de nombreux représentants diplomatiques et acteurs du secteur de l’innovation. Cette édition se singularise par la désignation du Rwanda comme invité d’honneur, en reconnaissance des avancées remarquables accomplies par ce pays dans le domaine de la transformation numérique et de l’entrepreneuriat technologique.

Un discours présidentiel tourné vers la souveraineté technologique du continent
Dans un discours prononcé par le Premier ministre, le président Tebboune a salué cette manifestation devenue «une véritable pépinière pour les start-up» et exprimé sa conviction que l’Afrique regorge
«de richesses humaines capables de conduire la transformation économique».
Le chef de l’État a mis en avant l’engagement de l’Algérie dans la construction d’un écosystème favorable, ayant permis d’atteindre plus de 13 000 entreprises émergentes, avec l’objectif ambitieux d’arriver à 20 000 start-up d’ici 2029.
Le président a également insisté sur la nécessité de bâtir «un marché africain unifié de la technologie» et a rappelé l’initiative stratégique de création d’un fonds continental pour le financement des start-up africaines. «Ce congrès incarne l’esprit d’une Afrique ambitieuse et vise à inspirer une nouvelle génération de créateurs capables de rivaliser au niveau mondial, tout en renforçant la souveraineté technologique et économique de notre continent», a-t-il affirmé, soulignant que les chiffres de participation «prouvent que notre vision d’une Afrique innovante trouve un large écho».

De la déclaration d’Alger à la mise en œuvre d’une feuille de route continentale
Cette édition s’inscrit dans la continuité des avancées substantielles obtenues lors des précédentes rencontres, notamment l’adoption par l’Union africaine de la «Déclaration ministérielle d’Alger sur le développement des start-up et de l’intelligence artificielle en Afrique».
Ce document historique a posé les bases d’une politique continentale unifiée en matière d’intelligence artificielle et établi une feuille de route pour la transformation numérique du continent.
Au-delà du sommet ministériel, la conférence propose un programme dense incluant des sessions spécialisées sur la fintech, l’intelligence artificielle, la recherche et la création de contenu, ainsi qu’une exposition mettant en lumière les innovations portées par la jeunesse africaine.
Ces travaux visent à concrétiser la vision d’un écosystème technologique compétitif et inclusif, capable de retenir les talents et d’attirer les investissements nécessaires à l’émergence de champions africains pérennes. Par l’organisation successive de la Foire du commerce interafricain (IATF 2025) et de cette conférence continentale, l’Algérie affirme sa volonté d’être un acteur pivot de l’intégration
économique et technologique africaine, œuvrant à faire du continent un espace de souveraineté, d’innovation et de coopération mutuellement bénéfique.
Farid B.