30 septembre 1955 – 30 septembre 2025:70 ans après, l’Algérie célèbre l’internationalisation de sa cause

L’inscription de la question algérienne à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies, le 30 septembre 1955, marque un jalon historique dans le combat pour l’indépendance nationale. Cette date, célébrée aujourd’hui comme un tournant diplomatique majeur, incarne la reconnaissance internationale d’une lutte que la France coloniale s’évertuait à réduire à une «affaire intérieure».
Ce jour-là, pour la première fois, le droit du peuple algérien à l’autodétermination est officiellement débattu dans l’enceinte onusienne, grâce au soutien décisif des pays arabes, asiatiques et du bloc afro-asiatique fraîchement décolonisé.
Une victoire diplomatique arrachée par le Front de libération nationale (FLN), qui avait amorcé dès avril 1955, lors de la conférence de Bandung en Indonésie, une stratégie d’internationalisation de la cause algérienne. À peine un an après le déclenchement de la glorieuse Guerre de libération nationale, les responsables de la Révolution décident de conjuguer lutte armée et action diplomatique. Leur objectif : faire de la question algérienne une réalité incontournable sur la scène mondiale, avec l’appui des alliés naturels du FLN. Dans cette dynamique, des figures emblématiques comme Hocine Aït Ahmed, M’hamed Yazid et Abdelkader Chanderli parviennent à faire entendre la voix de l’Algérie à Bandung, devant des leaders tels que Soekarno et Nehru, convertis à la légitimité de la cause nationale.
Une diplomatie fidèle à ses racines révolutionnaires Cinq années plus tard, en 1960, l’ONU adopte une résolution consacrant le droit du peuple algérien à la libre détermination et à l’indépendance. Depuis son accession à la souveraineté en juillet 1962 et son adhésion à l’Organisation des Nations unies en octobre de la même année, l’Algérie n’a cessé de porter haut les principes de solidarité et de justice, devenant un acteur incontournable des mouvements de libération à travers le monde.
Soixante-dix ans après cette première reconnaissance internationale, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, poursuit son engagement en faveur des causes justes, notamment celles du peuple palestinien et du peuple sahraoui. Membre non permanent du Conseil de sécurité, l’Algérie s’est illustrée par une défense rigoureuse du droit international et des résolutions onusiennes, conformément à la feuille de route présidentielle. Ce travail diplomatique soutenu a été salué par le chef de l’État lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux, diffusée vendredi dernier.
Le président Tebboune a affirmé que «la diplomatie algérienne est sur la bonne voie», ajoutant que «ce qu’elle a réalisé au sein du Conseil de sécurité honore l’Algérie». À travers cette commémoration, l’Algérie réaffirme son attachement aux valeurs fondatrices de sa lutte et son rôle actif dans la défense des peuples opprimés. Le 30 septembre 1955 n’est pas seulement une date historique : c’est un repère, une boussole, un engagement renouvelé .
Farid B.