Al’occasion de la célébration de la Fête du travail, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Amar Takdjout, a livré une analyse sans détour sur l’avenir du syndicalisme en Algérie.
Invité de l’émission «L’invité du jour» sur la Chaîne 3 de la Radio algérienne, à la veille du 1er Mai, il a estimé que la renaissance de l’action syndicale et le retour du militantisme au cœur du débat passent nécessairement par un investissement résolu en faveur des jeunes et des femmes.
Selon lui, redonner vie au militantisme n’est pas chose aisée aujourd’hui, et pour y parvenir, il faut miser sur des profils «ni pollués, ni inféodés par d’autres intérêts» et encourager les travailleuses à rejoindre les structures syndicales, un levier indispensable pour défendre leurs droits et porter leur voix.
Interrogé sur les rencontres périodiques entre les ministères de l’Éducation et de la Santé et les partenaires syndicaux, M. Takdjout s’est réjoui de l’absence de blocage ou de confrontation, y voyant même une avancée notable, même si des incohérences subsistent dans certains statuts particuliers.
En revanche, il a pointé un déficit persistant de communication dans le monde du travail, regrettant que les travailleurs, souvent privés d’information exacte, ne se résument pas à la seule structure syndicale.
Sur le front interne, le premier responsable de la cen trale syndicale a annoncé que la restructuration de l’UGTA touche à sa fin, avec plus de 80 % de l’opération réalisée en deux ans et demi, un exploit, selon lui, alors que beaucoup prévoyaient cinq ans.
Les dettes ont été épongées à 90% et les espaces de rencontre, de réunion ainsi que la grande salle des congrès, fermés depuis longtemps, ont été entièrement réhabilités ; leur réception est prévue dans trois à quatre semaines. Quant à la prochaine rencontre tripartite (gouvernement, patronat, syndicats), le calendrier reste à fixer, mais elle demeure d’actualité.
L. L.-E.
1er-Mai:L’UGTA appelle à miser sur les jeunes et les femmes

