14 partis politiques interdits de présenter des listes aux législatives: Les premières victimes de la loi

Si pour certains partis politiques, les élections législatives du 2 juillet prochain constituent l’occasion de renforcer leurs assises et représentativités, pour d’autres c’est plutôt le rendez-vous qui peut consacrer leur disparition.
à moins qu’elles n’arrivent à se conformer à la nouvelle loi, pas moins de 14 formations politiques sont jusqu’à présent interdites de présenter des listes de candidats au prochain scrutin.
La révélation faite, lundi dernier, par le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), a eu l’effet d’un séisme au sein de la classe politique.
«Quatorze partis politiques ne pourront pas présenter de listes électorales, lors des législatives prévues le
2 juillet prochain. Ces formations ne remplissent pas, à ce jour, les conditions de conformité exigées par la législation en vigueur, notamment en matière d’agrément, de fonctionnement interne et de respect des obligations administratives », a déclaré Karim Khelfane, invité du Forum du quotidien El Moudjahid.
D’après lui, les partis concernés ont déposé des dossiers de mise en conformité auprès du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales après la promulgation de la nouvelle loi, mais qui semblent être non conformes à certaines dispositions réglementaires imposées par les autorités compétentes.
Sauf régularisation dans les délais impartis, les 14 partis ne peuvent pas présenter des candidats, a déclaré Khelfane. Parmi ces partis figure le mouvement El Islah, selon des sources proches de cette formation politique de la mouvance islamiste.
Un parti qui a presque déserté la scène politique, se contentant d’organiser des «halakates» au niveau de son siège national à Baba-Ahcen.
Sinon, le chef par intérim de l’ANIE a catégoriquement refusé de révéler les noms des partis politiques touchés par le verdict de la conformité.
Mais, il va sans dire que cette révélation met en lumière pour la première fois l’anarchie dans laquelle baignaient certains partis sans base militante ni assise sociale, dans l’indifférence de l’administration. Voilà qu’avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, ils sont soumis au test de vérité et à l’obligation d’être à la hauteur de vouloir représenter les citoyens dans les instances élues.
Adoptée début avril par les deux chambres du Parlement, la nouvelle loi introduit des dispositions innovantes, telles que «la numérisation des procédures de création des partis et de la gestion de leurs dossiers, ainsi que la lutte contre le phénomène du nomadisme politique chez les élus».
Le texte a également acté l’élargissement de la participation des jeunes et de la femme, mais aussi la consécration des principes démocratiques et de l’alternance aux responsabilités internes.
Bien que l’on ne connaisse pas l’identité des 14 partis, et à l’exception de ceux qui sont actuellement
repressentes au sein des APC, des APW et à l’APN ou au Sénat, beaucoup d’autres tombent sous la
coupe des lignes rouges tracées par le législateur. Wait and see…
Farid B.