L‘Autorité nationale de protection des données personnelles a précisé que l’usage des systèmes de vidéosurveillance dans les lieux de travail, commerces et écoles doit désormais faire l’objet d’une déclaration auprès de l’Autorité et, pour certaines installations, d’une autorisation du wali après avis de la commission de sécurité locale, à l’exception des services des ministères de la Défense et de l’Intérieur.
Selon la délibération n°02 du 4 mars 2026, ces caméras doivent servir uniquement à protéger les personnes et les biens, avec obligation d’informer le personnel et les visiteurs de leur présence, de leur localisation et des raisons de leur usage.
Les zones privées comme les toilettes et vestiaires sont strictement interdites à la vidéosurveillance. Les enregistrements doivent être conservés dans un environnement sécurisé, accessibles uniquement aux personnes autorisées, et ne peuvent être reliés à Internet. L’Autorité rappelle également que les individus disposent de droits d’accès, de correction et d’opposition concernant leurs données personnelles, conformément à la loi 18-07 du 10 juin 2018.
Tout employeur ou gestionnaire de lieu public doit ainsi s’assurer que l’utilisation des caméras respecte ces principes, sous peine de sanctions. Cette réglementation vise à concilier sécurité et respect de la vie privée, garantissant que la vidéosurveillance contribue à un environnement de travail sûr sans porter atteinte aux droits fondamentaux des personnes.
N. C.
Vidéosurveillance au travail: L’Algérie fixe de nouvelles règles strictes

