Viandes blanches : vers un retour à la normale d’ici octobre

D’après le président de la Fédération nationale des éleveurs de volailles, Ali Bencheïba, la hausse récente des prix de la viande blanche s’explique par un cumul de contraintes subies durant l’été.

Les fortes chaleurs, les feux de forêt, les coupures d’électricité perturbant la ventilation des élevages, la propagation de maladies aviaires et le retard dans l’approvisionnement en vaccins et médicaments ont engendré une forte mortalité du cheptel.

À ces aléas climatiques et sanitaires s’est ajoutée une hausse de la demande estivale. Cette crise fait également suite à une longue période de chute des prix fin 2025 et début 2026, ayant fragilisé les trésoreries des éleveurs et poussé beaucoup d’entre eux à suspendre temporairement leur activité.
L’accalmie s’amorce grâce à la reprise des mises en élevage fin août. La durée d’un cycle d’élevage étant d’environ 45 jours, les premiers effets se font sentir dès la seconde moitié de septembre, avec une baisse déjà observée de 30 à 40 dinars par kilogramme de poulet vivant.

Une stabilisation plus marquée des prix est attendue entre la fin septembre et la mi-octobre.
Pour pérenniser le secteur, la fédération préconise une réorganisation globale de la filière et la création d’un «couloir vert» pour accélérer l’importation des intrants et des produits vétérinaires.

N. C.