Un témoignage sur les prisons marocaines: La Nuit de la cueillette des fleurs

L’écrivain sahraoui et ancien prisonnier politique Mohamed Ali El-Hassan a publié un livre intitulé La Nuit de la cueillette des fleurs.
Cet ouvrage relate son expérience de la détention, les violations et les mauvais traitements infligés aux détenus sahraouis dans les prisons de Makhzen, à partir de souvenirs et de témoignages personnels relatant les détails de cette période.
Au fil des pages, l’auteur évoque les conditions de détention, notamment la faim, la torture, la négligence médicale et l’humiliation, témoignant des violations subies par les détenus sahraouis dans les prisons du Makhzen et des profondes séquelles humaines et psychologiques de cette expérience.
L’ouvrage inscrit l’expérience personnelle de l’auteur dans un contexte collectif, en évoquant les souffrances d’autres détenus, transformant ainsi le témoignage personnel en un document qui s’inscrit dans la mémoire collective des détenus sahraouis.
Concernant cette nouvelle publication, l’écrivain sahraoui Mohamed Fadel El-Hait a déclaré dans un article publié sur le site web de l’Association des écrivains et journalistes sahraouis que «ce livre revêt une valeur particulière en tant que tentative de préserver les détails de l’expérience de la détention afin qu’ils ne tombent pas dans l’oubli et de les transmettre aux générations futures, où la mémoire se transforme en un témoignage écrit qui peut être lu, étudié et analysé.»
Al-Hait a souligné que La Nuit de la cueillette des fleurs ne se limite pas au récit d’une expérience personnelle, mais cherche à transmettre au public ce que les détenus ont vécu, en documentant des détails restés enfouis dans la mémoire pendant des années, considérant que la force de l’œuvre réside dans sa capacité à transformer l’expérience carcérale en un document humain qui transmet la souffrance endurée dans les cellules de l’occupation.
Mohammed Fadel Al-Hait a salué ce type d’écrits, qui constituent des rapports condamnant l’occupation marocaine, qui continue ses crimes contre les détenus sahraouis détenus arbitrairement dans ses prisons, en raison des témoignages et des documents qu’ils contiennent sur l’expérience des détenus sahraouis.
Amina A.