«Salil El Ahrar»: La Grande Poste vibre au rythme des fanfares pour le 64e anniversaire de l’Indépendance

Fanfares vibrantes, chœurs unanimes et ciel embrasé par un feu d’artifice : la place de la Grande Poste a vécu, samedi soir, une soirée à la hauteur de l’événement qu’elle célébrait.
Placée sous l’intitulé «Salil El Ahrar» (les héritiers des hommes libres), cette soirée musicale patriotique a marqué le 64e anniversaire de la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse, mêlant fanfares et chants dédiés à la gloire de la Patrie.
Organisée sous le slogan «L’indépendance, un héritage pour les générations futures», cette commémoration a été coordonnée sous l’égide du ministère de la Jeunesse et des Sports, à l’initiative de la direction de la Jeunesse, des sports et des loisirs de la wilaya d’Alger (DJS).
Le directeur de la DJS, Mohamed Amine Saad, entouré de plusieurs cadres et responsables locaux, a assisté à l’événement. Épicentre historique et populaire de toutes les grandes célébrations algéroises, la place de la Grande Poste a accueilli une foule dense, essentiellement composée de familles qui ont investi l’ensemble de l’espace public, jusqu’aux balcons des immeubles environnants, transformés pour l’occasion en tribunes improvisées. La soirée s’est ouverte sur l’Hymne national algérien, interprété par une fusion de fanfares issues des Maisons de jeunes de Aïn Naâdja, Rahmania et Staoueli, dirigées respectivement par les tambours-majors Djenat Dehiri, Abdelouahab Belkedes et Samir Bencherif, devant un public debout et recueilli.
Les fanfares ont ensuite enchaîné une dizaine de pièces patriotiques, parmi lesquelles Ya Chahid El Watan, Ikhwani la tensaw Ech’Chouhada, Ich’hadi Ya samae et Chaâbou El Djazaïri mouslimoun, sans oublier Tahia Filastine, reprise de l’hymne devenu universel du groupe suédo-palestinien Kofia.
Sous la direction du chef de chœurs Mohamed Mehanek, une fusion de choristes issus de sept Maisons de jeunes d’Alger a ensuite enchanté l’assistance avec des titres comme Farha ou zahwa et Yahiaw ouled bladi, repris en chœur par un public conquis, dans une atmosphère résolument festive.
Les jeunes solistes sopranes Belkis Braham, Baraa Lakehal, Ilhem Boubekri et Thalouith Berkoun, accompagnées du ténor Mehdi Boudouaou, ont su, par la puissance et la justesse de leurs voix, entraîner la foule dans un déhanchement collectif, sous des balcons parés des couleurs de l’emblème national.
La soirée a également été marquée par la révélation des lauréates du concours «L’Art de la peinture à l’huile», consacré à la thématique de l’Indépendance et de la Jeunesse. Romaissa Merabet a décroché le premier prix, devant Manel Lanasri et Hibet Errahmane Keddou, respectivement deuxième et troisième, leurs œuvres ayant été sélectionnées parmi plusieurs propositions. Longuement applaudis par un public conquis, les artistes ont clôturé cette soirée dans une ambiance joyeuse, couronnée par un éblouissant feu d’artifice et des jeux pyrotechniques qui ont illuminé le ciel d’Alger.
Les célébrations se poursuivent dimanche à la Promenade des Sablettes, avec une deuxième partie de spectacles de fanfares et de chorales, ainsi que l’annonce de l’ouverture du 7e Festival national des jeunes talents de la chanson lyrique.
Amina S.