Risques sanitaires en Afrique:L’Algérie mobilisée pour y faire face

LAlgérie a réitéré sa pleine disponibilité, en plus de sa contribution financière, à apporter un soutien technique à travers le ministère de la Santé et l’Agence nationale de sécurité sanitaire, afin de partager son expertise et ses expériences avec les pays africains, dans l’intérêt des peuples du continent et pour renforcer sa capacité collective à faire face aux risques sanitaires.
C’est ce qu’a affirmé le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la réunion de
haut niveau de l’Union africaine consacrée à la propagation du virus Ebola, tenue par visioconférence.
Dans une allocution prononcée en son nom par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, M. Tebboune a affirmé que la sécurité sanitaire en Afrique passe par un investissement durable dans les systèmes de santé, le renforcement des capacités de surveillance et le soutien à la recherche scientifique.
«La construction d’une Afrique plus sûre sur le plan sanitaire ne se réalise pas uniquement lors de l’apparition des crises, mais commence par un investissement durable dans les systèmes de santé, le renforcement des capacités de surveillance et d’alerte précoce, le développement de ressources humaines qualifiées ainsi que le soutien à la recherche scientifique et à la production locale de produits de santé et de vaccins», a-t-il expliqué.
Dans ce contexte, le président de la République a affirmé que l’Algérie «poursuit le renforcement de son système national de sécurité sanitaire et le développement de ses capacités en matière de prévention et de réponse rapide aux urgences sanitaires».
Dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, l’Algérie déploie en effet des efforts considérables visant à satisfaire les besoins nationaux en médicaments mais aussi à exporter certains produits vers des pays africains. Des projets innovant ont été lancés et le pays est sur la voie de gagner sa souveraineté sanitaire.
La production nationale répond à 80% des besoins du pays en médicaments, ce qui représente un taux très appréciable, comparativement à d’autres pays. En plein essor, le secteur de l’industrie pharmaceutique couvre actuellement plus de 80% du marché, contre à peine 50% en 2019 et 40% en 2011, faisant économiser aux pays des sorties en devises importantes.
La facture d’importation des médicaments a été divisée par quatre depuis 2019, passant de 2 milliards de dollars à quelque 500 millions de dollars en 2025. Il faut souligner que les travaux de la réunion de haut niveau de l’Union africaine sur la propagation du virus Ebola se sont déroulés dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, sous la présidence du président dela République du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, avec la participation des dirigeants africains, de partenaires internationaux, d’agences des Nations unies et d’organisations régionales .
Fateh H.