Les banques publiques se livrent une véritable course pour financer le renouvellement du parc national de transport de voyageurs.
La semaine dernière, le gouverneur de la Banque d’Algérie leur a donné pour instruction d’accompagner les transporteurs et de fluidifier l’accès au crédit, afin que les procédures bancaires ne freinent pas le remplacement des bus dépassant 25 ans d’exploitation.
Les grandes lignes des offres se ressemblent, un financement pouvant atteindre 90% de la valeur du véhicule, une contribution personnelle minimale de 10%, un taux d’intérêt de 5,5% annuel hors taxe et une durée de remboursement pouvant aller jusqu’à dix ans.
La BNA et le CPA proposent en outre un différé de paiement de six mois, avec des échéances trimestrielles.
La CNEP-Banque et la BEA offrent, elles, la possibilité d’un remboursement anticipé, total ou partiel, un atout pour les transporteurs dont la trésorerie s’améliorerait en cours de route.
La BEA se distingue par ailleurs par des exigences de garanties particulièrement détaillées : nantissement du bus financé, assurance tous risques avec subrogation au profit de la banque, et domiciliation obligatoire des revenus. De son côté, la BADR joue la carte de la diversité en proposant, en parallèle du financement classique, une formule conforme à la finance islamique.
Si les grands chiffres sont désormais quasi identiques d’une banque à l’autre, la concurrence s’est donc déplacée vers les détails, rapidité de traitement des dossiers, souplesse du différé, formule de financement, simplicité des démarches. Pour les transporteurs sommés de renouveler des flottes vieillissantes, cette compétition bancaire pourrait bien devenir le véritable levier de la modernisation du parc et, à terme, de la sécurité et du confort des voyageurs.
L. E.-E.
Renouvellement du parc de bus: Les banques publiques entrent en concurrence
