Réforme de la Jeunesse: Gouvernance, numérisation et investissement

Le ministre de la Jeunesse, Mustapha Hidaoui, a affirmé à Alger que le secteur de la jeunesse vit une réforme globale, marquée par une transition vers une action institutionnelle durable. L’objectif est clair : protéger et encadrer les jeunes, tout en les impliquant activement dans le développement durable.
En clôture de la conférence nationale des directeurs de la Jeunesse et des Sports et des Offices
des établissements de jeunes (ODEJ), M. Hidaoui a insisté sur la nécessité de passer d’une logique d’activités ponctuelles à une stratégie fondée sur la gouvernance moderne, la numérisation et le développement des ressources humaines.
Le ministre a annoncé que l’Institut national de formation supérieure des cadres de la jeunesse et des sports (INFSCJS) sera désormais accessible aux bacheliers, avec la création de nouvelles spécialités adaptées aux exigences numériques et managériales. Sur le plan digital, le secteur s’appuie déjà sur 20 plateformes numériques regroupant plus de 210 000 adhérents, permettant une gestion basée sur des données précises et un suivi efficace. Côté investissement, M. Hidaoui a mis en avant la réalisation de 300 nouveaux établissements de jeunesse, afin d’élargir la couverture et rapprocher les services des jeunes, notamment dans les régions enclavées.
La conférence, organisée sur deux jours, a été rythmée par six ateliers thématiques consacrés à l’investissement et la modernisation des établissements, à la transformation numérique et la planification
stratégique, ainsi qu’à la réforme du système de formation et de l’encadrement. Cette réforme marque une étape décisive : la jeunesse algérienne est appelée à devenir un acteur central du développement durable, portée par des institutions modernisées et des outils numériques performants.
A. G.