Dans la zone industrielle de Kechida, dans la capitale des Aurès, une véritable course contre la montre est engagée. Le groupe public Saidal s’apprête à réceptionner dès septembre prochain sa méga-unité de production de paracétamol, fruit d’un partenariat technologique algéro-iranien.
Ce projet d’envergure s’inscrit dans la stratégie des hautes autorités de l’État pour briser définitivement la dépendance aux importations et réduire la facture sanitaire du pays.
Lors d’une récente visite d’inspection, le wali de Batna a confirmé l’échéance de la rentrée sociale. Sur le terrain, le rythme s’accélère avec l’arrivée des premiers équipements de haute technologie en provenance d’Iran. La livraison du matériel de séchage s’effectue en trois phases, tandis que le montage technique se poursuivra jusqu’à la fin de l’année.
Une commission de suivi mixte (Saidal, bureau d’études et Cosider) a été installée et le chantier fonctionne désormais 24h/24 grâce à un système de rotation en trois brigades.
L’impact socio-économique pour la région est majeur : 150 emplois directs à la clé, pour un investissement de 67,5 milliards de centimes sur une superficie de 11 000 m², avec une capacité annuelle de 2 000 tonnes de paracétamol. L’ambition industrielle de Batna ne s’arrête pas là. La wilaya accueillera également une unité de médicaments anticancéreux à Aïn Yagout, développée avec des partenaires indiens, ainsi qu’une usine de bandelettes de glycémie en coopération avec un opérateur chinois.
L’objectif des pouvoirs publics est clair : faire de Batna un maillon essentiel de l’indépendance médicamenteuse du pays et ouvrir la voie à l’exportation.
Lotfi C.
Projet de production de paracétamol: L’usine Saidal qui va tout changer à Batna

