Premier jour de la campagne électorale pour les législatives du 2 juillet: À chaque parti son entrée en course

À chacun sa méthode. La campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet prochain a débuté hier, sous le signe de la course aux voix de plus de 24 millions d’électeurs qui composent le fichier électoral.
Entre activité de terrain et lancement virtuel et cérémonie entre cadres et militants, les partis politiques engagés ont différemment abordé le premier jour des trois semaines que durera la campagne. En effet, ils n’étaient pas nombreux à aller à la rencontre des citoyens. Pas moins de trois partis les plus en vue de l’opposition ont brillé par leur absence du terrain. Il s’agit du Front des forces socialistes (FFS), du parti des travailleurs (PT) et du Mouvement de la société pour la paix (MSP).
Pour les deux premiers, leurs responsables, respectivement Youcef Aouchiche et Louisa Hanoune animeront ce mercredi des conférences aux sièges de leurs partis, pour «présenter le programme électoral». Cela demeure évidement un choix tactique qui se veut comme une manière de décliner d’abord les objectifs et le programme que la formation politique voudrait porter au sein de l’institution législative, avant d’aller l’expliquer et le défendre devant les citoyens à travers les wilayas.
Ceci dit, dans les localités, les candidats du FFS et du PT ne se sont pas interdits de rencontrer les électeurs. Pour le parti islamiste MSP, le choix s’est porté sur la capitale Alger, précisément au siège national, avec l’organisation d’une conférence de presse par le Président Abdelali Hassani Chérif, qui a répondu à toutes les interrogations de la presse.
Ce dernier ne s’est pas contenté de la conférence et s’est adressé, dans une vidéo postée en ligne, au peuple algérien, et dans laquelle il a décliné «le message» du parti à l’occasion de ce scrutin.
«Nous avons choisi le slogan de la confiance pour participer à ces élections, conscients du contexte
sensible qui entoure le vote et du contexte régional et international de manière générale», a-t-il déclaré, assurant qu’il faudrait «élever le niveau de confiance». À son tour le Mouvement El Bina d’Abdelkader Bengrina, a également préféré entamer sa campagne électorale à partir du siège national sis à Chéraga, dans la banlieue d’Alger.
Au sein de la majorité, le choix s’est porté sur le sud du pays, et les trois chefs des partis du Front de libération nationale (FLN), du Rassemblement national démocratique (RND) et du Front El Moustakbal.
Abdelkrim Benmebarek a animé un meeting à Tamanrasset alors que Moundir Bouden a été à Illizi d’où il a défendu le slogan du parti «Viens avec nous», estimant que la construction du pays et la préservation de ses institutions «est la responsabilité de tous». «Les wilayas frontalières constituent pour nous la ligne de défense de la patrie grâce à la vigilance de leurs enfants», a lancé Bouden pour justifier le choix du sud. Quant à Fateh Boutbig, désormais renforcé par son statut de Président du Parlement panafricain, le choix du sud est presque une logique, histoire de marquer sa présence auprès des citoyens qui côtoient les voisins des pays du Sahel et de l’Afrique centrale. Boutbig a été Djanet où il a visité plusieurs sites avant d’animer un meeting populaire. En somme, le premier jour de la campagne n’est pas été marqué par une intense activité. Le rythme devrait monter crescendo à partir de ce weekend .
Farid B.