Sous le thème éloquent «Mémoire de terre et conscience d’une nation», la première édition du Festival national de l’Inchad a été inaugurée en majesté, dimanche soir, à la Maison de cinéma M’zab de Ghardaïa.
Trente-trois troupes, venues des différentes wilayas du pays, se sont rassemblées pour célébrer ce chant religieux profondément ancré dans l’identité algérienne.
L’ouverture solennelle, présidée par le wali Abdallah Abinouar et le représentant du ministère de la Culture, Smail Inezaren, a réuni un public nombreux et fervent.
Au-delà des prestations sur scène, le festival investit tout le territoire de la wilaya avec des soirées artistiques, des récitals poétiques et des sessions de formation dédiées à l’art de l’Inchad. Des joutes oratoires sont également organisées pour dénicher et révéler les nouvelles voix qui porteront demain ce patrimoine. Ce rendez-vous national poursuit une ambition claire : promouvoir ce patrimoine lyrique unique et animer durablement la scène culturelle et touristique locale. En faisant de Ghardaïa l’épicentre de l’Inchad, le festival ne se contente pas de célébrer une tradition — il la réinvente, l’enseigne et l’offre en partage, affirmant ainsi son rôle vital dans la conscience collective de la nation.
A. S.
Premier Festival national de l’Inchad à Ghardaïa: Un patrimoine immatériel revivifié
