La compétition qui s’annonce entre partis politiques et listes indépendantes pour les prochaines élections locales portera sur un enjeu considérablement élargi : plus de 27 000 sièges seront à pourvoir au sein des assemblées populaires communales et de wilaya, soit près d’un millier de mandats supplémentaires par rapport à la répartition qui prévalait lors du dernier scrutin.
De quoi aiguiser d’emblée les appétits des formations politiques, chacune misant sur la conquête du plus grand nombre possible de ces nouveaux sièges pour asseoir sa présence dans les assemblées élues.
Cette nouvelle donne découle du décret exécutif n° 26-282 du 24 août 2026, publié dans le dernier numéro du Journal officiel, qui fixe les circonscriptions électorales et le nombre de sièges à pourvoir dans les APC et les APW sur l’ensemble du territoire national, en application de la loi organique relative au régime électoral. Le texte, à travers son annexe, arrête avec précision la répartition des sièges par circonscription, déterminant ainsi le nombre exact de mandats en compétition dans chaque assemblée communale et de wilaya.La comparaison avec le précédent décret de référence, celui de 2012, fait apparaître une hausse notable.
Le nombre de sièges alloués aux assemblées populaires de wilaya passe de 2 004 à 2 855, soit un gain de 851 mandats, tandis que les assemblées populaires communales des 69 wilayas totalisent désormais près de 24 000 sièges, portant l’ensemble communes et wilayas confondues à la lisière des 27 000 sièges.Cette progression touche de nombreuses wilayas.
Alger voit ainsi le nombre de sièges de ses assemblées passer de 1 199 à 1 289, soit 90 mandats de plus, tandis que Blida enregistre une hausse de 56 sièges, passant de 475 à 531. Une tendance haussière que l’on retrouve, à des degrés divers, dans l’ensemble des autres wilayas par rapport au découpage de 2012.Cette inflation du nombre de mandats coïncide avec l’entrée en vigueur du nouveau découpage administratif, qui a porté le nombre de wilayas de 58 à 69 avec la création de onze nouvelles circonscriptions : Aflou, Barika, El Kantara, Bir El Ater, El Aricha, Ksar Chellala, Aïn Oussara, Messaad, Ksar El Boukhari, Bousaâda et El Abiodh Sidi Cheikh.
Cette réorganisation administrative s’est directement répercutée sur la carte électorale, avec la création de nouvelles assemblées populaires de wilaya et une redistribution des sièges entre les différentes wilayas et communes, en cohérence avec le nouveau maillage territorial. Ces chiffres tombent alors que les partis politiques ont déjà entamé leurs préparatifs en vue des prochaines élections locales, ouvrant par anticipation la voie des candidatures à leurs militants pour désigner ceux qui les représenteront au sein des assemblées communales et de wilaya. Face à l’élargissement du nombre de sièges en jeu, les formations politiques s’attellent, de leur côté, à peaufiner leurs listes et à sélectionner des candidats capables de rafler le plus grand nombre de mandats possible.
Anais.G.
Plus de 27 000 sièges en jeu: La nouvelle carte électorale locale redessine la bataille des partis
