Partis politiques et indépendants face au rejet de dossiers par l’ANIE: Le dilemme des remplaçants !

C’est un véritable dilemme ! Déjà que pour trouver les candidats à la candidature, la tâche n’était pas des plus aisées, voilà que le rejet en cascade de dossiers par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), place les partis politiques et les listes indépendantes dans l’embarras de trouver des… remplaçants.
En effet, ces derniers n’ont plus que 6 jours pour pallier aux nombreux rejets de noms sur leurs listes, en prévision des élections législatives du 2 juillet prochain.
L’ANIE a rappelé que le 6 juin est la date butoir pour le dépôt de dossiers de nouveaux candidats.
Une énième course contre la montre a déjà commencé depuis quelques jours mais, d’après certaines «confidences» auprès de formations politiques et de listes indépendantes, «la tâche est tellement difficile et la pression ne fait qu’augmenter». Cette situation est en effet vécue par la quasi-totalité des partis en particulier de l’opposition à l’image du FFS, du PT, du RCD et du parti islamiste MSP. Même au sein du FLN, certains candidats ont vu leurs dossiers rejetés.
De sources proches du FFS, «le remplacement de candidats dans certaines wilayas n’est pas une mince affaire». Bien que le parti dit disposer d’une assise militante, il a opté pour l’intégration d’acteurs de la société civile dans certaines circonscriptions.
Face aux rejets, trouver d’autres figures «n’est pas si facile que cela pouvait apparaître», nous dit un secrétaire national du parti.
C’est le cas également pour le RCD dont les listes ont connu une forte adhésion de candidats qui n’étaient pas forcément militants, notamment à Alger. Le parti de Atmane Mazouz a vu même certains de ses «ténors» comme Mohand Arezki Hamdous écarté par l’ANIE, à Tizi-Ouzou. «Qui pour mener la liste ?».
C’est la question que se posent les militants de la wilaya.
Au sein de listes indépendantes, le problème est beaucoup plus complexe. «Chercher des prétendants à un mandat de député au sein de la société civile, avec tous les critères posés par le code électoral, est un parcours de combattant», reconnaît un député indépendant qui a même vu son dossier rejeté.
Regrettant «une large exclusion» et «un massacre» des listes indépendantes par l’ANIE, notre interlocuteur voit les chances des indépendants qui s’étaient propulsés au rang de troisième force politique du pays à l’occasion des législatives de 2021, diminuer.
«Les gens continuent de fuir la politique. J’ai l’impression de faire dans l’aumône pour trouver un candidat remplaçant afin de compléter notre liste et maintenir notre participation», lâche-t-il, rappelant qu’au départ déjà, «il a fallu des mains et des pieds pour remplir nos listes de candidats à la candidature».
C’est dire toute la complexité de la tâche à quelques jours seulement des délais fixés par l’ANIE, rendant ainsi la course à l’accession à la chambre basse du Parlement, plus ardue.
Farid B.