Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Brahim Boughali, a annoncé, ce mardi, la candidature officielle de l’Algérie au poste de président du Parlement africain.
Le nom retenu est celui de M. Fatah Boutbig, membre du Conseil de la nation et président du parti Front El Mostaqbal. Cette annonce a été faite lors d’une séance plénière consacrée à l’examen du projet de découpage des circonscriptions électorales, avant qu’une cérémonie ne soit organisée en l’honneur du candidat au siège de l’APN. L’Algérie brigue ce haut poste continental en concurrence avec deux autres pays : l’Égypte et la Libye. L’élection vise à succéder à l’actuel président du Parlement africain, M. Chief Fortune Charumbira, représentant de la République du Zimbabwe.
Le scrutin se déroulera en deux étapes. La première phase, prévue avant la fin du mois d’avril 2026, verra les trois candidats s’affronter directement. Le nom du vainqueur sera ensuite soumis à la validation finale lors d’une assemblée générale du Parlement africain. Boughali a souligné l’importance capitale de cette échéance pour la diplomatie algérienne. L’Algérie, qui n’a jamais occupé la présidence du Parlement africain depuis sa création en 2000, entend renforcer sa présence et son influence au sein des instances continentales.
«L’Algérie parie sur l’obtention de ce poste», a déclaré le président de l’APN, réaffirmant la détermination du pays à jouer un rôle de premier plan en Afrique. Cette candidature s’inscrit dans une dynamique plus large de retour de l’Algérie sur la scène africaine, après sa réintégration active au sein de l’Union africaine et ses efforts constants pour la paix et le développement sur le continent. À la tête du Front de l’avenir, l’un des partis politiques algériens influents, et membre de la Chambre haute du Parlement, Fatah Boutbig bénéficie d’une solide expérience législative et politique. Son parcours et ses réseaux seront des atouts dans la campagne de séduction des députés africains, dont les votes décideront du prochain président de l’institution panafricaine. L’issue de cette compétition est attendue dans les prochains jours, avec un premier verdict avant la fin du mois. L’Algérie espère ainsi décrocher un siège symbolique mais stratégique, à la hauteur de son poids géographique et politique sur le continent.
M. M.

