Les prix élevés et les perturbations d’approvisionnement freinent la consommation: La demande mondiale de gaz recule

L’Agence internationale de l’énergie a prédit que la demande mondiale de gaz naturel diminuerait de 0,5% cette année, ce qui reflète directement les répercussions de la récente guerre au Moyen-Orient et les pénuries d’approvisionnement qui en ont résulté, ainsi que les hausses de prix record qui exercent une pression sur la consommation dans les principaux marchés stratégiques, notamment dans les secteurs de la production d’électricité et des industries lourdes.
Le dernier rapport trimestriel de l’agence, publié mardi, indique que le marché mondial du gaz naturel reste fortement affecté par les tensions géopolitiques, qui ont bouleversé les flux d’approvisionnement et réduit les marges de sécurité opérationnelles des principales entreprises énergétiques. Si cette contraction se confirme, il s’agira du troisième recul annuel de ce type au cours des sept dernières années.
Le rapport du troisième trimestre sur le marché du gaz a mis en lumière les perturbations des expéditions de gaz naturel liquéfié (GNL) via le détroit d’Ormuz, voie maritime essentielle pour environ 20 % des approvisionnements mondiaux de GNL.
Malgré une amélioration progressive du trafic maritime depuis l’accord intérimaire conclu mi-juin entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin aux hostilités et rouvrir le détroit , le trafic demeure nettement inférieur aux niveaux d’avant le conflit.
L’agence souligne que les incertitudes liées au crédit et au commerce continuent de peser sur l’avenir des flux commerciaux transitant par ce corridor vital.
Des données préliminaires indiquent également une contraction de la demande mondiale de gaz au premier semestre 2026 par rapport à la même période de l’année précédente, en raison d’une baisse de la consommation au Moyen-Orient due à des pénuries d’approvisionnement, conjuguée à des dommages structurels affectant les industries grandes consommatrices de gaz.
En Asie, la hausse des prix de l’énergie a freiné la demande, poussant certains gouvernements à favoriser des alternatives comme le charbon pour produire de l’électricité.
S. G.