Le Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï, a déclaré hier mardi qu’aucune reprise des négociations avec Washington n’aurait lieu tant que les conditions de Téhéran ne seraient pas satisfaites, tout en balayant les déclarations jugées contradictoires du président américain Donald Trump.
Cette tension géopolitique majeure intervient alors que les efforts diplomatiques menés par le Pakistan ont échoué, laissant de nouveau place aux affrontements armés.
Au cœur de la crise, la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, suite à une attaque américano-sioniste en février dernier, perturbe lourdement l’approvisionnement énergétique mondial.
Cette situation est encore aggravée par la fermeture de l’oléoduc saoudien Petroline après une attaque, provoquant une envolée du pétrole brut Brent de près de 76% cette année et une chute drastique du trafic maritime dans le détroit, où le nombre de navires traversants est tombé de 10 à 4.
En parallèle, un rapport officiel du Pentagone publié lundi dernier met en lumière d’importantes difficultés logistiques et financières pour l’armée américaine.
L’opération en cours, baptisée «Colère épique», a coûté 33,4 milliards de dollars entre fin février et fin juin, dont 22,3 milliards investis uniquement dans les munitions.
Cette forte consommation a provoqué une pénurie au sein des stocks stratégiques américains et mis en évidence des obstacles industriels majeurs pour les renouveler.
De plus, le document confirme que les frappes iraniennes ont endommagé ou détruit des centaines d’installations dans des bases américaines réparties à travers le Moyen-Orient notamment au Koweït, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar, tout en causant la perte de plusieurs aéronefs, dont des chasseurs F-15 et des drones MQ-9 Reaper, dans un théâtre d’opérations mobilisant actuellement plus de 50 000 militaires américains.
M. M.
L’équation du pétrole et du détroit d’ormuz a changé : Mohsen Rezaï : «Pas de négociations sans conditions»
