L’Afrique vers son indépendance énergétique: L’APPO propose la création d’une banque de l’énergie

L’Organisation Africaine des Producteurs de Pétrole (APPO) entend franchir une étape décisive pour l’avenir énergétique du continent.
Son Secrétaire général, Farid Ghezali, a annoncé ce lundi, lors de son passage dans l’émission «L’Invité du jour» de la Chaîne 3 de la Radio Algérienne, que la création d’une banque africaine de l’énergie figure désormais parmi les priorités absolues de l’institution.
Interrogé sur les principaux axes de sa feuille de route, M. Ghezali a clairement identifié cet outil financier comme un levier essentiel pour financer et dynamiser les projets énergétiques à travers le continent.
Selon lui, cette ambition découle d’une orientation plus large et fondamentale : «renforcer la coopération entre pays africains».
L’idée est de doter l’Afrique d’un mécanisme financier propre, capable de soutenir ses propres initiatives sans dépendre exclusivement des bailleurs de fonds extérieurs.
Rappelons que l’APPO, anciennement dénommée Association Africaine des Producteurs de Pétrole, est une institution intergouvernementale créée le 27 janvier 1987 à Lagos, au Nigeria, à l’initiative de l’Algérie et de plusieurs autres nations du continent. Depuis sa création, l’Organisation œuvre à renforcer la sécurité énergétique de l’Afrique, tout en s’adaptant aux défis majeurs de la transition énergétique mondiale. Son action se concentre notamment sur le développement des marchés régionaux et la construction d’infrastructures intégrées.
La création d’une banque africaine de l’énergie répond à un constat simple. De nombreux projets énergétiques prometteurs peinent à voir le jour faute de financements adaptés.
En mutualisant les ressources et en créant un instrument financier panafricain, l’APPO espère accélérer la mise en œuvre de grands projets structurants, qu’il s’agisse de l’exploitation pétrolière et gazière, du développement des énergies renouvelables ou encore de l’électrification des zones rurales.
Une telle institution pourrait également faciliter les échanges d’expertise et les transferts de technologie entre pays membres, consolidant ainsi la souveraineté énergétique du continentface aux défis climatiques et géopolitiques contemporains.
Samira G.