Journée mondiale de l’alimentation : l’innovation au menu de la sécurité alimentaire

Nourrir demain se prépare aujourd’hui, dans les champs comme dans les laboratoires. C’est le message que le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche entend porter ce dimanche à Alger, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation 2026. Une manifestation y met en lumière le rôle de l’innovation dans la transformation des systèmes agricoles et alimentaires, et réaffirme l’engagement du secteur à consolider la sécurité alimentaire du pays.

L’événement est préparé en coordination avec la représentation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Algérie. Il réunit plusieurs membres du gouvernement, des représentants des secteurs ministériels concernés, des agences onusiennes, des instituts de recherche et des établissements économiques, ainsi que des acteurs des domaines agricole et alimentaire.
Une assemblée large, à l’image d’un enjeu qui dépasse le seul périmètre d’un ministère.

Le programme fait la part belle à la rencontre sur le terrain. Une exposition spéciale accueille des instituts techniques, des établissements de recherche et de formation en agriculture et en pêche, des entreprises économiques, des organisations onusiennes, des associations, des organisations professionnelles et agricoles, auxquels s’ajoutent des représentants de différents départements ministériels.
L’idée est de rapprocher ceux qui produisent le savoir et ceux qui le mettent en œuvre, pour que les avancées de la recherche trouvent leur chemin jusqu’aux exploitations.

La Journée mondiale de l’alimentation figure parmi les grandes occasions internationales les plus largement célébrées. Elle offre l’opportunité d’intensifier les efforts et de renforcer la coopération entre les secteurs, afin de garantir à chacun une alimentation saine, nutritive et abordable.
Le slogan retenu cette année place l’innovation au centre de cette ambition. Elle doit transformer les méthodes de production, de stockage, de transport et de commercialisation des denrées alimentaires, en s’appuyant sur les avancées scientifiques et technologiques. Elle doit aussi s’enrichir des savoirs des agriculteurs, des pêcheurs, des éleveurs et des travailleurs du secteur forestier, ceux qui connaissent la terre et la mer par l’expérience. C’est de cette alliance entre science et savoir paysan que les organisateurs attendent un développement durable des systèmes agricoles et alimentaires, et des efforts conjoints plus efficaces pour atteindre la sécurité alimentaire.

Anais G.