L’Iran et les États-Unis ont échangé de nouvelles frappes militaires dimanche dans le détroit d’Ormuz, sur fond de tensions croissantes et de durcissement du blocus économique américain contre la République
islamique. Cette escalade intervient alors que les perspectives d’un règlement diplomatique semblent de plus en plus fragiles.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir tiré plusieurs missiles balistiques contre un porte-avions et un destroyer américains, affirmant que ces bâtiments avaient participé au « harcèlement des navires iraniens » et à l’imposition d’un blocus maritime. Téhéran affirme également avoir ciblé trois pétroliers dans le détroit d’Ormuz et trois bâtiments navals américains dans d’autres zones, en réponse aux frappes américaines visant trois pétroliers iraniens.
De son côté, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé le naufrage du pétrolier M/T Kilo dans le golfe d’Oman. Le navire avait été visé dans le cadre d’une opération américaine contre trois pétroliers liés aux Gardiens de la révolution. Téhéran a ensuite revendiqué des frappes contre trois pétroliers et trois navires liés aux États-Unis.
Face à cette escalade, les autorités iraniennes ont promis une riposte plus rapide et plus sévère. Le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a déclaré que la période des « réponses proportionnées » était terminée, estimant que les dernières opérations contre les bases adverses ne constituaient que le début d’une nouvelle phase.
Ghalibaf a averti que les règles d’engagement avaient changé et que toute atteinte aux intérêts ou à la sécurité nationale de l’Iran entraînerait désormais des réactions « plus rapides, plus fortes et plus sévères ». Il a également accusé Washington de recourir à l’intelligence artificielle pour produire de la propagande destinée, selon lui, à masquer la réalité du champ de bataille.
Au-delà du volet militaire, il a souligné le poids des difficultés économiques et leurs conséquences sur le niveau de vie des Iraniens. L’Iran reste soumis à une vaste campagne de sanctions américaines visant ses revenus et ses réseaux liés à l’énergie, au pétrole et aux cryptomonnaies. Ces sanctions se sont également étendues à l’aviation, au transport maritime, au commerce de l’or, aux technologies et aux réseaux financiers accusés de faciliter leur contournement.
Malik.M.
Iran–États-Unis : La riposte iranienne marque un nouveau tournant
