Hôtels, billets d’avion, achats en ligne: Ce que la carte internationale permet vraiment d’acheter en ligne

Les banques publiques et privées multiplient, cette semaine, les annonces destinées à faciliter l’accès des citoyens à l’allocation touristique. Plusieurs établissements ont précisé les contours de leurs services liés aux cartes bancaires internationales, avec à la clé une baisse des coûts de délivrance et une extension des usages autorisés, notamment le paiement en ligne sur des sites étrangers.
Ces annonces interviennent alors que la carte de paiement internationale s’impose désormais comme l’unique canal pour bénéficier du droit de change.Concrètement, les nouvelles règles permettent de verser le montant de l’allocation directement sur une carte internationale déjà détenue par le bénéficiaire, à condition qu’elle soit éligible et valide, lui évitant ainsi la démarche d’en solliciter une nouvelle. La Banque du Développement Local a ouvert le bal avec une offre promotionnelle accordant une réduction de 50 % sur ses cartes internationales, un geste tarifaire qui devrait profiter en particulier aux familles et aux voyageurs réguliers.
Au-delà des retraits d’espèces et du règlement des factures sur place, ces cartes ouvrent désormais la voie au commerce électronique transfrontalier : réservations hôtelières, billets d’avion et autres prestations liées au voyage peuvent être réglés en ligne. La Banque Nationale d’Algérie a confirmé, sur sa page Facebook officielle, la possibilité d’utiliser les fonds en devises issus de l’allocation touristique pour couvrir les dépenses à l’étranger.
BNP Paribas El Djazaïr a fait le même constat, réaffirmant l’autorisation des achats en ligne depuis l’étranger pour les titulaires de cartes Visa adossées à des comptes en dinars et en devises, à travers trois gammes, Classique, Gold et Platinum dont les cotisations annuelles s’échelonnent de 4 500 à 20 000 DA hors taxes, sous réserve de soldes minimums pouvant atteindre 1 000 000 DA et 7 000 euros pour la formule la plus haute.
L’allocation touristique demeure accordée une seule fois par an, avec obligation de restitution en cas d’annulation du voyage ou de retour anticipé sous sept jours. Mais la concurrence entre banques ne se limite plus à la simple délivrance d’une carte : elle se joue désormais sur la flexibilité et la compétitivité des services associés. Une évolution qui laisse toutefois de côté les personnes sans emploi, pour qui l’obtention d’une carte bancaire internationale reste hors de portée.
Anais.G.