Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé la communauté internationale à agir et à respecter ses obligations en vertu du droit international, face aux « conditions humanitaires difficiles » auxquelles sont confrontés les musulmans rohingyas au Myanmar.
Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général, a expliqué dans une déclaration que « la situation sécuritaire des Rohingyas dans la région connaît une dégradation croissante, alors que les espoirs de parvenir à une solution durable à leur crise s’amenuisent, parallèlement à la diminution des financements consacrés à l’aide humanitaire ».
Il a également souligné que « d’autres communautés au Myanmar continuent de subir les conséquences du conflit et des déplacements forcés ».
À ce propos, il a déclaré : « Des centaines de civils sont tués chaque année, tandis que les restrictions à la liberté de circulation et à l’accès à l’aide humanitaire persistent».
Il a également indiqué que Guterres était préoccupé par la mort d’un grand nombre de Rohingyas en mer et qu’il « encourageait la coopération dans les opérations de recherche et de sauvetage dans la région ».
Il a ajouté que le Secrétaire général de l’ONU appelait à « une action collective permettant de parvenir à une solution politique globale, qui s’attaque aux causes profondes de la crise au Myanmar et garantisse les droits fondamentaux de la minorité musulmane rohingya », persécutée par les autorités du pays.
En avril dernier, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait indiqué qu’environ 900 Rohingyas avaient disparu ou trouvé la mort en mer d’Andaman et dans le golfe du Bengale au cours de l’année 2025, faisant de cette année la plus « meurtrière » jamais enregistrée sur cette route maritime.
Il convient de rappeler que de nombreux musulmans rohingyas fuient les persécutions dont ils sont victimes au Myanmar à bord de bateaux en bois vétustes, dans l’espoir de rejoindre les pays voisins, notamment la Thaïlande, le Bangladesh, la Malaisie et l’Indonésie.
Malik.M.
Guterres appelle à une mobilisation internationale: Les Rohingyas: une crise toujours plus grave
