GNL : Quand le déclin de la mer du Nordpousse Londres vers l’Algérie

Le Royaume-Uni voit sa production gazière s’effondrer, et c’est vers l’Algérie qu’il se tourne de plus en plus pour combler le vide.

À mesure que la mer du Nord s’épuise et que la dépendance britannique aux importations menace de grimper jusqu’à 85%, l’Algérie consolide méthodiquement sa position de fournisseur stratégique de gaz naturel liquéfié outre-Manche. Cette percée survient à un moment charnière pour l’énergie britannique.
Selon les analyses de Jonathan Leake, éditeur énergie au Telegraph, la production gazière en mer du Nord s’est élevée à environ 28 milliards de mètres cubes en 2025, couvrant encore 41% des besoins du pays.
Mais la trajectoire s’annonce brutale : les projections tablent sur une chute de moitié d’ici quatre ans, à 14 milliards de mètres cubes, avant un effondrement à seulement 6 milliards de mètres cubes à l’horizon 2035.

Cette érosion de la production domestique se double d’une dépendance croissante aux importations, qui devrait franchir les 70% dès 2030 pour atteindre un niveau critique de 85% en 2035.

Face à cet écart qui se creuse entre production nationale et demande intérieure, le recours au GNL n’est plus une option pour Londres, mais une nécessité.

C’est dans ce contexte que le gaz algérien gagne du terrain.
Aux côtés des États-Unis premier fournisseur de GNL du Royaume-Uni, du Qatar, de la Chine, de la Guinée équatoriale et de la Turquie, l’Algérie s’impose progressivement comme un partenaire incontournable, portée par une hausse de 24% des importations britanniques de GNL en 2025.

Cette montée en puissance intervient alors que les approvisionnements européens sont sous tension, entre recul de la production britannique et creusement du déficit énergétique du continent une configuration qui ouvre à l’Algérie des perspectives de croissance durables sur le marché britannique.
Forte de ses capacités de production et d’infrastructures d’exportation qui conjuguent gazoducs transcontinentaux et chaîne de valeur GNL, l’Algérie confirme ainsi, une fois de plus, sa stature de partenaire énergétique de premier plan pour l’Europe.
Samira G.