Formation de jeunes talents: L’AARC lance le «Très Court Film Lab» pour produire 6 films de moins de 5 mn

L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise, du 4 avril au 20 mai à Dar-Abdelatif (Alger), le «Très Court Film Lab (TCFL)», un atelier dédié à la réalisation de films de moins de cinq minutes.
Six jeunes talents ont été sélectionnés parmi près de soixante candidats pour bénéficier d’un accompagnement professionnel à toutes les étapes de la création cinématographique : de l’écriture du scénario à la post-production, en passant par le tournage.
Les lauréats viennent de différentes régions du pays : Abdeldjalil Boulahbal (Annaba), Kerboub Youcef (Tipaza), Hadil Rabah, Saichi Soraya (Alger), Nadjet M’Hamedi (Oran) et Bekhti Ahmed (Djelfa).
L’opération est menée en partenariat avec la société «Nouvelle Vague Algérienne», dirigée par le réalisateur et producteur Aïssa Djouamaâ.
Selon ce dernier, le scénario reste le maillon faible du cinéma algérien.
«Nous disposons de moyens techniques et humains considérables, mais le scénario manque souvent de solidité», explique-t-il. C’est pourquoi la première semaine du laboratoire a été consacrée à la réécriture des scénarios avec un script doctor, Smail Soufit, afin de les adapter au format très court.
Les candidats sont ensuite entrés dans la phase de préparation, puis de tournage, chaque film nécessitant deux jours de prise de vues, avant d’aborder la post-production (montage, mixage, étalonnage).
À l’issue du processus, les six films achevés seront présentés en avant-première à la presse et au public, puis inscrits dans des festivals spécialisés dans le très court-métrage.
L’AARC et Nouvelle Vague Algérienne assureront la coproduction et la promotion des œuvres.
Rahili Mohamed, chef du département cinéma de l’AARC, précise que cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de structurer la filière cinématographique nationale et de favoriser l’émergence de nouvelles voix. Aïssa Djouamaâ, également à l’origine du Djazaïer Docs Lab, travaille par ailleurs sur le premier long-métrage d’animation algérien, avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts.
A. S.