Forêts de Ben Aknoun et Baïnem:Des spectacles gratuits pour enfants

Cet été, pas besoin de billet ni de salle obscure pour offrir aux enfants un moment de spectacle. Il suffit de lever les yeux vers la canopée de Ben Aknoun ou de Baïnem.
L’Établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger a choisi de sortir la culture de ses murs habituels pour l’installer là où les familles algéroises passent naturellement leurs soirées estivales au cœur des forêts urbaines de la capitale.
L’idée est simple mais efficace. Plutôt que d’attendre le public dans une salle de spectacle, aller le chercher directement dans les lieux qu’il fréquente déjà pendant les vacances. C’est tout l’esprit de cette caravane culturelle, entièrement gratuite, qui sillonne les espaces verts de la capitale durant la première semaine d’août. Premier rendez-vous ce mercredi, dès 18 heures, dans la forêt du 5-Juillet-1962 à Ben Aknoun. La troupe Moly y présentera un spectacle pensé pour éveiller la curiosité des plus jeunes, complété par un atelier de dessin en plein air l’occasion pour les enfants de laisser libre cours à leur imagination au contact direct de la nature.
Ballons, jeux et animations viendront compléter ce tableau festif, où petits et grands se retrouveront dans une ambiance résolument conviviale.
Le lendemain, jeudi, c’est la forêt de Baïnem, à El Hammamet, qui prendra le relais avec Le Grillon paresseux, une pièce de théâtre pour jeune public jouée en extérieur.
Portée par l’humour et une mise en scène pensée pour capter l’attention des enfants, cette fable transmet, sous des dehors légers, un vrai message éducatif la preuve que le théâtre peut être aussi un formidable outil de transmission. Cette initiative ne doit rien au hasard.
Elle s’inscrit dans un réaménagement plus large du programme estival de l’établissement, après l’annulation du traditionnel gala artistique pour enfants qui devait se tenir au Théâtre de verdure Laâdi-Flici. Plutôt que de subir ce contretemps, les organisateurs ont choisi d’en faire une opportunité : renforcer la présence culturelle au plus près des familles, dans les grands espaces verts que compte la capitale.
Le résultat est une programmation qui redonne aux forêts urbaines une fonction qu’on leur prête rarement : celle de véritables scènes à ciel ouvert, où se croisent spectacle vivant, ateliers créatifs et instants de partage familial. Une façon, aussi, de rappeler que la démocratisation culturelle ne passe pas forcément par de grandes infrastructures parfois, un arbre, une pelouse et une troupe de comédiens suffisent à faire naître la magie du spectacle.
A. S.