Le think tank américain, Center for Strategic and International Studies (CSIS), a salué les efforts de l’Algérie qui «accélère sa transformation économique et entend s’imposer comme un acteur incontournable entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient», grâce à ses ressources énergétiques et sa position stratégique, l’Algérie accélère sa transformation économique.
Dans une étude commandée par le CSIS, intitulée «Economic Modernization and Strategic Positioning of Algeria», l’experte Romina Bandura évoque un pays engagé dans une profonde mutation économique, porté par une conjoncture internationale favorable et par l’ambition de devenir une puissance régionale de premier plan. Selon l’étude, la guerre en Ukraine a renforcé la position de l’Algérie sur l’échiquier géopolitique, lui offrant une occasion rare de transformer sa richesse énergétique en moteur de développement.
Le think tank a affirmé que les relations entre les États-Unis et l’Algérie connaissent un rapprochement significatif, citant la signature d’un mémorandum de coopération militaire en janvier 2025 qui est témoigne de cette volonté commune de renforcer les liens stratégiques entre les deux pays. Aussi, plus d’une centaine d’entreprises américaines sont déjà implantées en Algérie, notamment dans le secteur des hydrocarbures où des groupes comme Occidental Petroleum, Halliburton ou Baker Hughes occupent une place importante.
Le CSIS rappelle que de nouveaux projets sont à l’étude avec ExxonMobil et Chevron afin d’explorer le potentiel considérable des réserves algériennes de gaz de schiste.
Malgré les avancées enregistrées, l’étude note que l’économie algérienne reste fortement dépendante des hydrocarbures, ce qui constitue l’un des principaux défis de l’Algérie.
Les autorités cherchent désormais à diversifier leur modèle économique en développant de nouveaux secteurs capables de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois.
Le rapport du CSIS met notamment en avant les opportunités offertes par l’agriculture, l’industrie pharmaceutique, l’exploitation minière, les technologies numériques, l’hydrogène vert ou encore le tourisme. Pour le CSIS, l’amélioration de la formation, l’adaptation des compétences aux besoins du marché et une meilleure inclusion des femmes dans la vie économique constituent des priorités absolues.
L’étude revient sur les réformes visant à attirer les investisseurs étrangers. Elle a cité la création de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement en 2022, l’assouplissement de certaines règles limitant la participation étrangère dans les entreprises ainsi que la simplification des procédures administratives. Elle a évoqué également l’enseignement de l’anglais qui se développe rapidement et les universités qui multiplient les programmes destinés à renforcer l’insertion des diplômés dans l’économie mondiale. Le think tank a relevé, en outre, la coopération accrue dans le domaine agricole entre Alger et Washington. Dans le secteur du tourisme, l’étude soutient qu’une meilleure promotion internationale du pays, associée au développement des infrastructures et des services numériques, pourrait transformer ce secteur en véritable moteur économique. Cela est d’autant plus valable que le pays dispose de milliers de kilomètres de côtes méditerranéennes, un patrimoine historique exceptionnel et l’immensité de son désert saharien. Pour le CSIS, l’Algérie aspire à devenir l’une des grandes puissances économiques émergentes du continent africain.
Fateh H.
Économie, énergie, rôle régional et international…: Ce que pensent les américains de l’Algérie

