Détroit d’Ormuz: Pezeshkian met en garde contre des conséquences mondiales

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré lundi dernier que toute menace pesant sur la sécurité du détroit d’Ormuz aurait des répercussions considérables sur le commerce mondial. Il s’est exprimé lors d’un entretien téléphonique avec son homologue français, Emmanuel Macron, en réaction à la récente menace du président américain Donald Trump d’imposer un blocus de cette voie stratégique afin d’empêcher les navires à destination ou en provenance des ports iraniens d’y transiter, selon un communiqué publié sur le site Internet de la présidence iranienne.
Pezeshkian a rappelé que l’Iran a toujours œuvré pour garantir la liberté de navigation dans ce passage essentiel. «Toute menace contre la sécurité de cette région aura des conséquences à grande échelle pour le commerce mondial», a-t-il prévenu.
Il a ajouté que son pays est pleinement prêt à faire face à tous les scénarios possibles dans le cadre de la défense de ses intérêts nationaux. Abordant les récents pourparlers de paix entre l’Iran et les États-Unis, qui se sont tenus à Islamabad, la capitale pakistanaise, le président iranien a souligné le sérieux et la bonne volonté de Téhéran pour parvenir à un accord durable. Il a toutefois regretté que, malgré certaines avancées convenues entre les deux parties, les «exigences excessives et le manque de volonté politique» des responsables américains aient empêché la finalisation d’un accord.
Pezeshkian a précisé que l’Iran était prêt à poursuivre les négociations uniquement dans le cadre du droit international et pour la protection des droits du peuple iranien. Il a estimé que l’Europe pouvait jouer un rôle constructif en encourageant les États-Unis à respecter ces principes. Il a également souligné que les approches fondées sur la menace, la pression ou l’action militaire ne résolvent rien, bien au contraire, elles ne font qu’aggraver les problèmes.
La diplomatie reste, selon lui, la voie privilégiée pour régler les différends. Sur le dossier nucléaire iranien, le président a rappelé que son pays avait déjà conclu des accords précis avec des pays européens, dont les cadres sont parfaitement clairs.
«L’Iran n’a jamais cherché à agir en dehors des réglementations internationales et reste prêt à poursuivre les négociations dans ce même cadre», a-t-il affirmé.
De son côté, Emmanuel Macron a fait part de ses consultations avec Donald Trump et a souligné la nécessité d’inclure la question libanaise dans l’accord de cessez-le-feu initial entre l’Iran, les États-Unis et Israël. Le président français a également partagé ses vues sur le programme nucléaire iranien et sur les évolutions concernant le détroit d’Ormuz.
M. M.