L’Iran a procédé à un échange de vues avec l’Arabie saoudite et le Pakistan sur les derniers progrès des efforts et initiatives diplomatiques visant à maintenir et à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région de l’Asie occidentale, a annoncé hier lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s’est entretenu séparément dimanche dernier par téléphone avec son homologue saoudien, le prince Fayçal ben Farhan al-Saoud, et le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Syed Asim Munir, selon un communiqué du ministère.
Les trois hommes ont souligné la nécessité de tirer parti des possibilités offertes par la coopération régionale et les solutions politiques, a-t-il indiqué.
Selon ses services, M. Araghchi avait déjà eu des entretiens téléphoniques séparés samedi dernier avec les deux mêmes dirigeants, au cours desquels il a mis en garde les états-Unis contre toute action «téméraire», affirmant que Téhéran était tout à fait prêt à défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale et sa sécurité.
Il a assuré que les forces armées iraniennes apporteraient des réponses «décisives et proportionnées» à toute «agression ou action hostile» de la part des états-Unis et l’entité sioniste à l’encontre de l’Iran, ou à la participation d’états de la région à la perpétration de tels actes, soulignant que la responsabilité des conséquences de ces «actions aventureuses» incomberait à leurs auteurs.
Pour sa part, le président américain Donald Trump a indiqué dimanche dernier que les négociations avec l’Iran ont débuté hier lundi précisant que l’Arabie saoudite, les émirats arabes unis et le Qatar avaient demandé à Washington d’annuler les frappes prévues car «ils pensent qu’un accord est en vue».
«Il y a un accord sur le détroit d’Ormuz, et puis il y aura un accord sur le nucléaire, ou ce que l’on pourrait appeler la dénucléarisation de l’Iran», a-t-il dit à des journalistes.
Le même jour, le président iranien Massoud Pezeshkian a dit dans un message sur le réseau social X que son pays devait tout mettre en œuvre pour contraindre les états-Unis à respecter le protocole d’accord récemment signé entre les deux pays. M. Pezeshkian a dit estimer que ce protocole d’accord constituerait à l’avenir le pilier central des relations extérieures de l’Iran, ajoutant que la sécurité de son pays, de ses alliés et de la région de l’Asie occidentale s’en trouverait renforcée grâce à ce document.
Malik M.
De nouveaux échanges régionaux: L’Iran mise sur la diplomatie
