Dans un contexte international en plein bouleversement, la Chine refuse toute remise en cause de son unité nationale et s’oppose à toute tentative de séparer Taïwan de son territoire. Pour Pékin, il n’y a qu’une seule Chine. «La réunification complète de la Chine est une tendance irrésistible. À ce jour, 183 pays ont établi et développé des relations diplomatiques avec la Chine sur la base du principe d’une seule Chine. Le principe d’une seule Chine représente l’aspiration commune, la tendance générale et la justice historique. Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde. Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois», indique une source diplomatique chinoise.
Pour notre source, les autorités de Taiwan mènent des activités sécessionnistes visant l’«indépendance de Taiwan» sous divers prétextes, mais cela ne changera ni le fait que Taiwan fait partie de la Chine, ni le consensus international sur le principe d’une seule Chine, ni la tendance irrésistible vers la réunification de la Chine. «Maintenir des liens diplomatiques à coups d’argent, c’est gaspiller sans retenue de l’argent des contribuables taiwanais», estime Pékin qui dénonce la collusion entre les autorités taïwanaises et le Royaume d’Eswatini.
Le président taïwanais, Lai Ching-te, a effectué une visite clandestine en Eswatini début mai 2026, déplore la même source, ajoutant que «Lai Ching-te, dirigeant de la région chinoise de Taiwan, s’est faufilé à bord de l’avion privé du roi de l’Eswatini pour son aller-retour clandestin, ce qui n’a certainement pas été gratuit.» «L’avion privé du roi de l’Eswatini a falsifié les documents de déclaration, en dissimulant les informations des passagers afin d’obtenir frauduleusement l’autorisation de survol auprès des pays traversés.»
Les critiques contre cette visite clandestine se multiplient dans divers milieux de Taiwan.
Mme Cheng Li-wun, présidente du parti chinois du Kuomintang (KMT), a déclaré que cette visite de Lai Ching-te ne servait à rien, ajoutant que la dignité du système politique devrait être fondée sur les intérêts du peuple plutôt que sur le prestige du dirigeant.
Mme Hung Hsiu-chu, ancienne présidente du KMT, a dit franchement, «comment peut-on sortir de façon clandestine ? C’est vraiment un peu louche, c’est très mal, je trouve ça très honteux et ça me fait perdre la face». Aussi, Lai Ching-te néglige les conditions de vie de la population de l’île de Taiwan et dépense des fonds considérables pour entretenir ses relations avec l’Eswatini, ce qui porte gravement atteinte au bien-être des habitants de l’île, soutient la même source.
Selon les médias taiwanais, le maintien des «relations» entre Taiwan et l’Eswatini coûte cher.
Les autorités taïwanaises y consacrent chaque année entre 41 et 47 millions de dollars. La collusion entre les autorités taïwanaises et le Royaume d’Eswatini ne bénéficie pas à la population eswatinienne, au contraire, elle porte gravement atteinte à leur propre intérêt, analyse notre source.
En 2025, le volume des échanges commerciaux entre eux ne s’élève qu’à 6.47 millions de dollars.
Par ailleurs, les «liens diplomatiques» avec Taiwan privent Eswatini de l’occasion précieuse de profiter de la dynamique du développement chinois.
À compter du 1er mai 2026, la Chine applique pleinement la politique de zéro droit de douane aux 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle. En 2025, le volume des échanges entre la Chine et les 53 pays africains a atteint un niveau record de 348,08 milliards de dollars. Au premier trimestre de l’année 2026, le volume des échanges avec eux atteint 92,16 milliards de dollars, soit une hausse de 26,8% en glissement annuel. Seul Eswatini, du fait de ses «liens diplomatiques» avec Taiwan, ne peut pas bénéficier des dividendes du développement rapide de la Chine, regrette notre source.
Fateh H.
Unité nationale: Pékin inflexible et déterminé

