Alors que la France s’enfonce, Allemagne, Etats-Unis d’Amérique et Chine renforcent leurs relations avec l’Algérie: Quand Alger traite avec les grands

Pendant qu’en France, l’on continue à faire de l’Algérie un sujet de débat public, dans une tentative de s’immiscer dans ses affaires internes mais qui n’aboutit pas, Alger ne cesse de gagner de l’estime chez les puissants du monde qui, contrairement à Paris, tiennent justement à respecter sa souveraineté inviolable.
Hier, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’Etranger, Ahmed Attaf, recevait la vice-ministre des affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, Katja Keul. Selon le MAE, «la rencontre a permis de passer en revue l’état et les perspectives du partenariat entre l’Algérie et l’Allemagne, notamment dans ses volets économique et culturel, et d’échanger les vues et les analyses sur les défis et les enjeux qui se posent dans la région sahélo-saharienne ». Preuve de cet intérêt également pour l’Algérie, le ministère allemand des AE écrivait la veille sur son site web que « l’Algérie est un acteur clé lorsqu’il s’agit de résoudre les problèmes et conflits régionaux en Afrique du Nord et de l’Ouest». «Je pense donc qu’il est important que nous intensifions le dialogue politique entre l’Allemagne et l’Algérie sur la sécurité régionale et que nous comprenions la position et les perspectives sur le terrain», avait déclaré Katja Keul. Avant elle, un autre officiel d’un grand pays, en l’occurrence les Etats-Unis d’Amérique, a séjourné à Alger. Le Commandant du Commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général d’Armée Michael Langley, a même été reçu le 22 janvier dernier, par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Tout en saluant les liens
« profonds et historiques » entre l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique, et qui « reposent sur le respect mutuel », Langley a affirmé que les deux pays partagent les mêmes visions concernant la stabilité et la sécurité. D’ailleurs, un mémorandum a été signé entre Alger et Washington en matière militaire, permettant d’«approfondir davantage cette relation en vue de renforcer la sécurité et la paix régionale et internationale. Pour le commandant de l’AFRICOM, l’Algérie est un « pays leader dans la région » et «ce leadership profitera à tous les autres pays». Entre les deux hôtes allemand et américain, l’ambassadeur chinois à Alger, Dong Guangli, qui intervenait jeudi lors d’une réception à l’occasion du nouvel An chinois, a affirmé que l’Algérie « un grand pays africain, arabe et méditerranéen qui joue un rôle important dans le renforcement de la paix et du développement aux niveaux régional et international ».
C’est dire de l’importance qu’accordent les puissants de ce monde à l’Algérie, au moment où la France d’Emmanuel Macron dominé par l’extrême droite à l’esprit colonialiste, continue de prétendre pouvoir lui imposer des sanctions. Une attitude somme toute mesquine qui n’est basée sur aucun élément tangible. L’Algérie a bel et bien évolué, imposant le respect des grands Etats. Elle n’a pas stagné à l’année 1962. Chose que Paris devra comprendre. Ce défilé d’hommages de l’Allemagne, des Etats-Unis et de la Chine vis-à-vis de l’Algérie, n’est-il pas un message à la France pour lui faire comprendre que l’on peut facilement s’en passer d’elle ? La réponse est à un dinar symbolique…
Farid B.

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